samedi 30 juin 2012

Jonathan Nossiter n'en finit plus de régler ses comptes


On pouvait penser que le réalisateur du film documentaire Mondovino (2004), Jonathan Nossiter, avait réglé tous ses comptes à travers ce film. Il n’en est rien, comme le prouve la lecture de son livre, « Le goût et le pouvoir » (2007).

Des grandes tables parisiennes aux caves les plus prometteuses de la capitale française, jusqu’aux portes de certains producteurs bourguignons, voire brésiliens, Jonathan Nossiter construit son livre, Le goût et le pouvoir, comme une longue pérégrination jalonnée de dégustations plus ou moins concluantes. Voilà pour la trame de l’ouvrage.
Pour ce qui est du message, il pourrait ce résumer à ces propos : « Le combat pour l'individualité du vin, pour la survie du goût individuel face aux forces du nivellement, du pouvoir impersonnel (surtout lorsqu'il est exercé par une poignée d'individus), est donc un combat - comme celui qui se livre dans le monde du cinéma - qui nous concerne tous ». Ce en quoi on ne peut guère lui donner tort.

Oui, mais voilà, déjà servis dans son film Mondovino, ces arguments se mêlent à un entrelacs d’acrimonie et de snobisme, de coups de gueule et de règlements de compte.
Si le lecteur prend plaisir à suivre les dégustations et les commentaires des convives qu’elles amènent, il se lasse vite des remontrances redondantes d’un homme qui, certes, partage son amour du vin, mais n’offre d’autres alternatives que de se répéter (le livre fait tout de même 435 pages !). A multiplier les genres, l’auteur en devient quelque peu lénifiant, notamment quand il déclare : « On peut dire que les grands terroirs n’existent pas sans de grands hommes, mais il faut dire également que de grands hommes dans des petits terroirs ne feront jamais plus qu’un bon vin. »

A tailler des costards à près de la moitié des gens qu’il croise ou dont il parle, Jonathan Nossiter nous endort, enfonçant des portes ouvertes avec ses arguments sur le Nouveau Monde inondant les marchés de produits homogènes, sans personnalité : une partie des consommateurs ont depuis quelques années déjà réagi au diktat des classements imposés par les grands critiques mondiaux que l’on ne se donnera pas la peine de citer ici. Blogs, sites participatifs, vous, nous avons pris la parole et nous ne nous privons pas de faire la part belle à une autre façon de produire et de consommer.
Saviez-vous, par exemple, que si vous connaissiez les vignerons dits « classiques » et les vignerons indépendants qui ont leurs salons, vous pouvez trouver des associations de vignerons qui se réunissent lors d'autres salons dits des « vins libres » ! Et de nombreux consommateurs pour plébisciter leur production.

Les vins au goût sucré, vanillé, simple, qui l'emportaient sur celui de la complexité (celle qui englobe l'amertume et l'acidité), vivent sans doute leurs dernières années de gloire face à des amateurs de plus en plus éclairés qui ne veulent plus s’en laisser conter.

A l’heure de la démocratisation de l’appréciation des vins, s’il ne fallait retenir qu’une seule citation de ce livre, elle serait la suivante : « Savoir goûter le vin, c’est aussi pouvoir en parler, en bonne compagnie – c’est-à-dire en compagnie de gens qui ne bouchonnent pas le plaisir par la pédanterie, qui ne confondent pas le savoir avec un jargon abscons et terroriste, qui se souviennent que le mot juste est celui qui est au plus près du naturel .»
En résumer, plus qu’une ténébreuse définition du terroir qui n’engage que son auteur, ce que je retiens de ce livre reste ses approches sur ce qui, dans un grand vin, suscite l’émotion…

(à reprendre)


Confier à plusieurs maisons, égrenées de Nantes à Tours le soin de présenter les vins les plus représentatifs du bassin ligérien ? Une superbe idée à consommer en toute modération.

Nantes, Angers, Saumur et Tours… Quatre pas de porte, quatre lieux conviviaux qui vous feront découvrir les vins du cru, ceux du val de Loire. Mais pas n’importe lesquels : tous les ans, les producteurs qui le souhaitent peuvent déposer leur production afin de concourir à la sélection des vins les plus représentatifs de leur terroir. Chaque année, chacun d’entre eux à donc une chance de se voir choisi par les professionnels de la filière afin de trôner dans les boutiques des quatre villes citées plus haut.
Mais attention, ce n’est pas « open bar » pour autant. Chacune de ces maisons fait son choix et les vins ne sont pas forcément présents d’une Maison sur l’autre…

Onglet "Appréciez", puis, "les maisons des vins".

Des QR codes sur les étiquettes


On devait s’y attendre… Comme nombre de gadgets qui foisonnent dans notre vie courante, les QR codes sont passés sur les étiquettes des vins.

Suivant les évolutions, qu’il s’agisse des pratiques des professionnels, ou de celles des consommateurs, ou encore dans les technologies utilisées. Le vin s’adapte comme c’est le cas depuis quelques temps avec les QR codes.
Un QR code, c’est quoi ? Créé il y a plus de vingt ans au Japon, le QR code est un code-barre, pour l’heure de forme quadrangulaire en deux dimensions, constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond neutre. Cet espace contient des informations qui pourront être décodées rapidement par un smartphone. L’utilisateur peut ainsi accéder instantanément à de multiples informations comme un site Internet par exemple, ou encore une vidéo, des coordonnées téléphoniques…

Disposé sur sa bouteille, le QR code d’un vin va permettre à son consommateur d’accéder facilement aux informations du vin ou du viticulteur – à destination, par exemple, d’une application « cave » ou encore à son site et sa boutique en ligne.
Une nouvelle façon de d’augmenter la fréquentation de ce genre de site web, améliorer sa notoriété et développer son activité…

Et cela va même au-delà. Une société a créé un procédé de fabrication d’étiquettes infalsifiables ainsi qu’un sceau que l’on colle sur le goulot afin de garantir que celles-ci n’ont pas été ouvertes. Cette innovation fait bien sûr l’usage du QR code…