dimanche 24 mars 2013

Qu’est-ce qu’un second vin ?


Un « second vin » est communément associé aux vins du Bordelais mais que se cache derrière cette dénomination ?

Le terme de second vin est généralement associé aux vins de Bordeaux dans deux cas. Soit pour désigner des vins issus de cuvées trop jeunes ou qui n’ont pas été sélectionnées pour l’élaboration des grands vins, issus, quant à eux, des meilleures vignes des domaines, c’est-à-dire des vignes les plus anciennes…
Aussi, depuis plusieurs décennies, des vins portant des noms à peu de choses similaires à ceux les plus prestigieux du vignoble Bordelais sont apparus chez les revendeurs.  Il s’agit de vins produits par des jeunes vignes récemment plantées, les châteaux ayant obligation d'arracher une certaine quantité de vignes anciennes pour les remplacer par des vignes plus jeunes. Le jeune vin ainsi produit profite du savoir-faire du Château et de ses fûts de chêne, mais aussi de toute la logistique du domaine.
Au final, ce procédé arrange tout le monde. Le consommateur dans un premier temps, car, tout en provenant des bonnes parcelles des grands châteaux, le second vin est souvent financièrement plus accessible que les grands vins. Et le producteur, puisqu’un deuxième vin lui permet d'utiliser une sélection plus noble pour son grand vin, tout en mettant à profit son nom et son circuit de distribution dans la vente du deuxième vin.

Exemple de seconds vins :

Des premiers crus
Grand vin
Deuxième vin
Château Margaux
Pavillon Rouge
Château Latour
Les Forts de Latour
Château Lafite Rotschild
Carruades de Lafite
Des deuxièmes crus
Château Montrose
La Dame de Montose
Château Rauzan-Ségla
Ségla
Des troisièmes crus
Château Giscours
La Sirène de Giscours
Château Ferrière
Les Remparts de Ferrière
Des quatrièmes crus
Château La Tour Carnet
Les Douves de Carnet
Château Pouget
Antoine Pouget
Des cinquièmes crus
Château Haut-Bages
La Chapelle de Bages
Château Belgrave
Diane de Belgrave
… etc.

lundi 11 mars 2013

Les dernières tailles d’hiver


C’est théoriquement au mois de février que s’achève la taille d’hiver, sauf dans les zones viticoles les plus au Nord, où elles peuvent se prolonger en mars…

© Julien Frizot.
Rendez-vous était pris ce samedi matin 9 mars pour quelques prises de vue sur cet arpent de vigne planté par une poignée de passionnés de vin. Un rendez-vous un peu tardif ? Pas du tout, et pour cause : le terrain se trouve au nord de Gouvieux, commune située à… 49° 11’ 18’’ de latitude Nord et 2° 25’ 11’’ de longitude Est !
Une association y fait pousser de belle façon plus de 2000 pieds de chardonnay et quelque 500 de pinot noir. Aussi, après mes prises photographiques, le soleil nous ayant fait la gentillesse non seulement de briller mais aussi de nous réchauffer un peu…
Au programme de cette journée, taille en guyot simple ou double, voire, quelques ceps taillés en cordon de Royat… A suivre pour la prochaine étape !

vendredi 8 mars 2013

Entre foires et salons ? Je suis résolument salons


Avec l’arrivée du printemps, foires aux vins et salons vont se multiplier. Mon choix est fait, je suis plutôt salon et je vous explique brièvement pourquoi…

Auchan, Intermarché, Carrefour ou encore Super U… La plupart des grandes surfaces vont, d’ici la fin du mois de mars et début avril, proposer leur foire aux vins à une clientèle toujours plus encline à s’y intéresser… Les vignerons indépendants auront eux aussi laissé filer l’hiver et organiseront leurs salons, édition printanière :
- Du 15 au 17 mars à Lyon ;
- Du 22 au 25 mars à Paris ;
- Du 5 au 7 avril à Bordeaux…
S’il est fort probable que je jette un coup d’œil aux éventuels catalogues des foires aux vins qui tomberaient dans ma boîte aux lettres, je serais à l’espace Champerret en proche banlieue parisienne, fin mars, pour quelques emplettes…
A cela une bonne raison : le salon des Vignerons indépendant reste l’incontournable moyen de rencontrer et de goûter des vins de tous les coins de l’Hexagone, pratique qui vous sera impossible dans une grande surface…
« Moment de convivialité », c’est le sens que je donne à ce moment d’échanges, d’idées et de saveurs, et vous ?

Pour en savoir plus sur le Salon des Vignerons Indépendants

mardi 5 mars 2013

L’alcool tue ! Oui, mais…


Une étude paraissant dans l'European Journal of Public Health, montre la corellation entre consommation d’alcool et mortalité. Mais à y regarder de plus près, les "chercheurs" prennent quelques raccourcis…

- 49 000 décès seraient imputables à l’alcool en France en 2009 ;
- sur ce nombre, 36 500 sont des décès d’hommes, et cela représente 13 % de la mortalité totale masculine
- 12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale.
L'alcool est aussi responsable de mortalité prématurée :
- il est responsable de 22 % des décès entre 15 et 34 ans ;
- de 8 % des décès entre 35 et 64 ans ;
- et de 7 % des décès à partir de 65 ans.
D’après cette étude, les Français consommeraient :
- 27 grammes d'alcool pur par adulte et par jour ;
- soit 2,7 verres d'une boisson alcoolisée servie dans un café ;
Voilà les chiffres mis en avant par l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill qui travaillent au service de biostatistique et d'épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, basée à Villejuif.
L’alcool est définitivement dangereux pour la santé
C’est un fait indéniable et qu’il n’est pas question de remettre en cause : l’alcool tue ! Et même au-delà de ses consommateurs directes si on prend aussi en compte les morts occasionnées par des accidents routiers…
Une question subsiste tout de même : l'étude dit tenir compte des effets protecteurs de l'alcool – en quantité limitée – pour certains risques, vasculaires en particulier. On parle ici des études menées notamment par Michel de Lorgeril, ce chercheur au CNRS inventeur du French paradox (*) dont les conclusions ont depuis fait l’objet de nombreux travaux de par le monde confirmant cette théorie. Depuis, ont été mis en évidence des principes actifs de type polyphénols comme le resvératrol et autres anthocyanes… des antioxydants bénéfiques contenus dans le vin rouge – tout comme dans le thé et le cacao, d’ailleurs – étudiés dans les traitements des accidents vasculaires cérébraux et des maladies neurodégénératives.
Oui, mais voilà, personne aujourd’hui n’est capable de quantifier ces bienfaits. L’équipe de l’Institut Gustave Roussy affirme pourtant avoir considérer ces paramètres dans son étude ?!?

(*) cette expression renvoie à la situation du Sud-Ouest. Une consommation élevée de graisses animales y est associée à un taux relativement bas de maladies cardio-vasculaires.