mardi 26 mars 2013
dimanche 24 mars 2013
Qu’est-ce qu’un second vin ?
Un « second vin » est communément
associé aux vins du Bordelais mais que se cache derrière cette
dénomination ?
Le terme de second vin est généralement associé aux
vins de Bordeaux dans deux cas. Soit pour désigner des vins issus de cuvées trop jeunes ou qui n’ont pas été
sélectionnées pour l’élaboration des grands vins, issus, quant à eux, des
meilleures vignes des domaines, c’est-à-dire des vignes les plus anciennes…
Aussi, depuis plusieurs décennies, des vins portant des noms à peu de
choses similaires à ceux les plus prestigieux du vignoble Bordelais sont
apparus chez les revendeurs. Il s’agit de vins produits par des jeunes
vignes récemment plantées, les châteaux ayant obligation d'arracher une
certaine quantité de vignes anciennes pour les remplacer par des vignes plus
jeunes. Le jeune vin ainsi produit profite du savoir-faire du Château et de ses
fûts de chêne, mais aussi de toute la logistique du domaine.
Au final, ce procédé arrange tout le monde. Le consommateur dans un premier temps, car, tout
en provenant des bonnes parcelles des grands châteaux, le second vin est
souvent financièrement plus accessible que les grands vins. Et le producteur,
puisqu’un deuxième vin lui permet d'utiliser une sélection plus noble pour son
grand vin, tout en mettant à profit son nom et son circuit de distribution dans
la vente du deuxième vin.
Exemple de seconds vins :
Des premiers crus
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Grand vin
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Deuxième vin
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Château Margaux
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Pavillon Rouge
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Château Latour
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Les Forts de Latour
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Château Lafite Rotschild
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Carruades de Lafite
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Des deuxièmes crus
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Château Montrose
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La Dame de Montose
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Château Rauzan-Ségla
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Ségla
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Des troisièmes crus
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Château Giscours
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La Sirène de Giscours
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Château Ferrière
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Les Remparts de Ferrière
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Des quatrièmes crus
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Château La Tour Carnet
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Les Douves de Carnet
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Château Pouget
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Antoine Pouget
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Des cinquièmes crus
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Château Haut-Bages
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La Chapelle de Bages
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Château Belgrave
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Diane de Belgrave
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… etc.
lundi 11 mars 2013
Les dernières tailles d’hiver
C’est théoriquement au
mois de février que s’achève la taille d’hiver, sauf dans les zones viticoles les plus au Nord, où elles peuvent se prolonger en mars…
| © Julien Frizot. |
Une
association y fait pousser de belle façon plus de 2000 pieds de chardonnay et
quelque 500 de pinot noir. Aussi, après mes prises photographiques, le soleil
nous ayant fait la gentillesse non seulement de briller mais aussi de nous
réchauffer un peu…
Au
programme de cette journée, taille en guyot simple ou double, voire, quelques ceps taillés en
cordon de Royat… A suivre pour la prochaine étape !
vendredi 8 mars 2013
Entre foires et salons ? Je suis résolument salons
Avec
l’arrivée du printemps, foires aux vins et salons vont se multiplier. Mon choix
est fait, je suis plutôt salon et je vous explique brièvement pourquoi…
Auchan,
Intermarché, Carrefour ou encore Super U… La plupart des grandes surfaces vont,
d’ici la fin du mois de mars et début avril, proposer leur foire aux vins à une
clientèle toujours plus encline à s’y intéresser… Les vignerons indépendants
auront eux aussi laissé filer l’hiver et organiseront leurs salons, édition
printanière :
-
Du 15 au 17 mars à Lyon ;
-
Du 22 au 25 mars à Paris ;
-
Du 5 au 7 avril à Bordeaux…
S’il
est fort probable que je jette un coup d’œil aux éventuels catalogues des
foires aux vins qui tomberaient dans ma boîte aux lettres, je serais à l’espace
Champerret en proche banlieue parisienne, fin mars, pour quelques emplettes…
A
cela une bonne raison : le salon des Vignerons indépendant reste
l’incontournable moyen de rencontrer et de goûter des vins de tous les coins de
l’Hexagone, pratique qui vous sera impossible dans une grande surface…
« Moment
de convivialité », c’est le sens que je donne à ce moment d’échanges,
d’idées et de saveurs, et vous ?
Pour
en savoir plus sur le Salon des Vignerons Indépendants
mardi 5 mars 2013
L’alcool tue ! Oui, mais…
Une
étude paraissant dans l'European Journal of Public Health, montre la
corellation entre consommation d’alcool et mortalité. Mais à y regarder de plus près, les "chercheurs" prennent quelques raccourcis…
-
49 000 décès seraient imputables à l’alcool en France en 2009 ;
-
sur ce nombre, 36 500 sont des décès d’hommes, et cela représente 13 % de la
mortalité totale masculine
-
12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale.
L'alcool
est aussi responsable de mortalité prématurée :
-
il est responsable de 22 % des décès entre 15 et 34 ans ;
-
de 8 % des décès entre 35 et 64 ans ;
-
et de 7 % des décès à partir de 65 ans.
D’après
cette étude, les Français consommeraient :
-
27 grammes d'alcool pur par adulte et par jour ;
-
soit 2,7 verres d'une boisson alcoolisée servie dans un café ;
Voilà
les chiffres mis en avant par l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane
Dunant et Catherine Hill qui travaillent au service de biostatistique et
d'épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, basée à Villejuif.
L’alcool
est définitivement dangereux pour la santé
C’est
un fait indéniable et qu’il n’est pas question de remettre en cause :
l’alcool tue ! Et même au-delà de ses consommateurs directes si on prend aussi en
compte les morts occasionnées par des accidents routiers…
Une question subsiste tout de même : l'étude dit tenir compte des effets
protecteurs de l'alcool – en quantité limitée – pour certains risques,
vasculaires en particulier. On parle ici des études menées notamment par Michel de Lorgeril, ce chercheur au CNRS inventeur du French paradox (*) dont les conclusions ont depuis fait l’objet de
nombreux travaux de par le monde confirmant cette théorie. Depuis, ont été mis
en évidence des principes actifs de type polyphénols comme le resvératrol et
autres anthocyanes… des antioxydants bénéfiques contenus dans le vin rouge –
tout comme dans le thé et le cacao, d’ailleurs – étudiés dans les traitements des accidents
vasculaires cérébraux et des maladies neurodégénératives.
Oui,
mais voilà, personne aujourd’hui n’est capable de quantifier ces bienfaits.
L’équipe de l’Institut Gustave Roussy affirme pourtant avoir considérer ces
paramètres dans son étude ?!?
(*)
cette expression renvoie à la situation du Sud-Ouest. Une consommation élevée
de graisses animales y est associée à un taux relativement bas de maladies
cardio-vasculaires.
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