samedi 8 décembre 2012

9e édition de la Dégustation des Grands Crus de Bourgogne


L’équipe de la revue Bourgogne aujourd’hui organise le 21 janvier 2013 la 9e Dégustation des Grands Vins de Bourgogne à Paris.

La dégustation des Grands Vins de Bourgogne - manifestation haute en couleurs et en saveurs organisée par la revue Bourgogne aujourd’hui -  prend d’année en année de l’ampleur et devient un rendez-vous très apprécié des amateurs et des professionnels cavistes, sommeliers, restaurateurs, et autres métiers de la filière. Organisée à Paris dans les salons du Cercle National des Armées, la 9e dégustation des Grands Vins de Bourgogne est programmée le 21 janvier 2013 dans les salons du Cercle National des Armées, situés dans le 8e arrondissement. Une trentaine de grands domaines et maisons de Bourgogne y seront présents afin de vous faire découvrir et déguster leurs vins des millésimes 2010 et 2011.

Attention : inscription obligatoire vers ce lien, entrées limitées…


samedi 1 décembre 2012

Amateurs de vin, qui sommes-nous ?


Il y a quelques semaines, le groupe Lavinia a livré les résultats d’une étude commandée auprès de l’institut Ipsos sur le profil du consommateur de vin… En voici les grandes lignes

© F. Bouchon-Le Figaro.
L’objectif de cette étude - commandée par Lavinia pour ses dix ans d'existence - sur le profil type du consommateur français de vin ? Mieux qualifier le cœur de cible des amateurs de vin pour voir en quoi il se distingue de l’acheteur-consommateur de vins classique.
Cette étude a été réalisée avec un échantillon de 1000 individus âgés de plus de 18 ans selon le mode des quotas (âges, sexe,…) auquel a été ajouté un échantillon de 200 membres Lavinia.
Quelques chiffres :
- 65 % d’entre eux déclarent avoir consommé du vin au moins une fois dans la semaine ;
- La fréquence d’achat de vin par foyer est de 1,7 fois par  mois en moyenne ;
- 90 % des consommateurs amateurs achètent en bouteille ;
- 61 % font leurs achats en supermarché, loin devant les cavistes (16 %) et l’achat à la propriété (18 %) ;
- 80% des acheteurs considèrent qu’ils s’y connaissent en vin dans les proportions suivantes : un peu à 60 %, bien à 15 % et très bien à 2 % ;
- Pour 57 % des acheteurs, l’acte d’achat est un plaisir (90 % chez les amateurs avertis), contre 29 % pour qui cela est compliqué voir déplaisant ;
- Pour 46 % des amateurs avertis, la possibilité de déguster sur place est très importante ;
- Et pour 37% de ces derniers, cette dégustation est un critère de choix et d’achat
- L'achat de vin reste marginal sur Internet, avec seulement 5 % des acheteurs qui passent par ce média…

Cette étude révèle des informations intéressantes. Mais elle aurait sans doute gagné en épaisseur si une distinction avait été faite entre les consommateurs hommes et femmes. Qui achète pour qui ? Les goûts des uns et des autres se dissocient-ils ou se rejoignent-ils ? cela sera peut-être le sujet d'une future étude, dans dix ans

Plus de chiffres et de commentaires en Pdf sur le site de Lavinia.

samedi 30 juin 2012

Jonathan Nossiter n'en finit plus de régler ses comptes


On pouvait penser que le réalisateur du film documentaire Mondovino (2004), Jonathan Nossiter, avait réglé tous ses comptes à travers ce film. Il n’en est rien, comme le prouve la lecture de son livre, « Le goût et le pouvoir » (2007).

Des grandes tables parisiennes aux caves les plus prometteuses de la capitale française, jusqu’aux portes de certains producteurs bourguignons, voire brésiliens, Jonathan Nossiter construit son livre, Le goût et le pouvoir, comme une longue pérégrination jalonnée de dégustations plus ou moins concluantes. Voilà pour la trame de l’ouvrage.
Pour ce qui est du message, il pourrait ce résumer à ces propos : « Le combat pour l'individualité du vin, pour la survie du goût individuel face aux forces du nivellement, du pouvoir impersonnel (surtout lorsqu'il est exercé par une poignée d'individus), est donc un combat - comme celui qui se livre dans le monde du cinéma - qui nous concerne tous ». Ce en quoi on ne peut guère lui donner tort.

Oui, mais voilà, déjà servis dans son film Mondovino, ces arguments se mêlent à un entrelacs d’acrimonie et de snobisme, de coups de gueule et de règlements de compte.
Si le lecteur prend plaisir à suivre les dégustations et les commentaires des convives qu’elles amènent, il se lasse vite des remontrances redondantes d’un homme qui, certes, partage son amour du vin, mais n’offre d’autres alternatives que de se répéter (le livre fait tout de même 435 pages !). A multiplier les genres, l’auteur en devient quelque peu lénifiant, notamment quand il déclare : « On peut dire que les grands terroirs n’existent pas sans de grands hommes, mais il faut dire également que de grands hommes dans des petits terroirs ne feront jamais plus qu’un bon vin. »

A tailler des costards à près de la moitié des gens qu’il croise ou dont il parle, Jonathan Nossiter nous endort, enfonçant des portes ouvertes avec ses arguments sur le Nouveau Monde inondant les marchés de produits homogènes, sans personnalité : une partie des consommateurs ont depuis quelques années déjà réagi au diktat des classements imposés par les grands critiques mondiaux que l’on ne se donnera pas la peine de citer ici. Blogs, sites participatifs, vous, nous avons pris la parole et nous ne nous privons pas de faire la part belle à une autre façon de produire et de consommer.
Saviez-vous, par exemple, que si vous connaissiez les vignerons dits « classiques » et les vignerons indépendants qui ont leurs salons, vous pouvez trouver des associations de vignerons qui se réunissent lors d'autres salons dits des « vins libres » ! Et de nombreux consommateurs pour plébisciter leur production.

Les vins au goût sucré, vanillé, simple, qui l'emportaient sur celui de la complexité (celle qui englobe l'amertume et l'acidité), vivent sans doute leurs dernières années de gloire face à des amateurs de plus en plus éclairés qui ne veulent plus s’en laisser conter.

A l’heure de la démocratisation de l’appréciation des vins, s’il ne fallait retenir qu’une seule citation de ce livre, elle serait la suivante : « Savoir goûter le vin, c’est aussi pouvoir en parler, en bonne compagnie – c’est-à-dire en compagnie de gens qui ne bouchonnent pas le plaisir par la pédanterie, qui ne confondent pas le savoir avec un jargon abscons et terroriste, qui se souviennent que le mot juste est celui qui est au plus près du naturel .»
En résumer, plus qu’une ténébreuse définition du terroir qui n’engage que son auteur, ce que je retiens de ce livre reste ses approches sur ce qui, dans un grand vin, suscite l’émotion…

(à reprendre)


Confier à plusieurs maisons, égrenées de Nantes à Tours le soin de présenter les vins les plus représentatifs du bassin ligérien ? Une superbe idée à consommer en toute modération.

Nantes, Angers, Saumur et Tours… Quatre pas de porte, quatre lieux conviviaux qui vous feront découvrir les vins du cru, ceux du val de Loire. Mais pas n’importe lesquels : tous les ans, les producteurs qui le souhaitent peuvent déposer leur production afin de concourir à la sélection des vins les plus représentatifs de leur terroir. Chaque année, chacun d’entre eux à donc une chance de se voir choisi par les professionnels de la filière afin de trôner dans les boutiques des quatre villes citées plus haut.
Mais attention, ce n’est pas « open bar » pour autant. Chacune de ces maisons fait son choix et les vins ne sont pas forcément présents d’une Maison sur l’autre…

Onglet "Appréciez", puis, "les maisons des vins".

Des QR codes sur les étiquettes


On devait s’y attendre… Comme nombre de gadgets qui foisonnent dans notre vie courante, les QR codes sont passés sur les étiquettes des vins.

Suivant les évolutions, qu’il s’agisse des pratiques des professionnels, ou de celles des consommateurs, ou encore dans les technologies utilisées. Le vin s’adapte comme c’est le cas depuis quelques temps avec les QR codes.
Un QR code, c’est quoi ? Créé il y a plus de vingt ans au Japon, le QR code est un code-barre, pour l’heure de forme quadrangulaire en deux dimensions, constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond neutre. Cet espace contient des informations qui pourront être décodées rapidement par un smartphone. L’utilisateur peut ainsi accéder instantanément à de multiples informations comme un site Internet par exemple, ou encore une vidéo, des coordonnées téléphoniques…

Disposé sur sa bouteille, le QR code d’un vin va permettre à son consommateur d’accéder facilement aux informations du vin ou du viticulteur – à destination, par exemple, d’une application « cave » ou encore à son site et sa boutique en ligne.
Une nouvelle façon de d’augmenter la fréquentation de ce genre de site web, améliorer sa notoriété et développer son activité…

Et cela va même au-delà. Une société a créé un procédé de fabrication d’étiquettes infalsifiables ainsi qu’un sceau que l’on colle sur le goulot afin de garantir que celles-ci n’ont pas été ouvertes. Cette innovation fait bien sûr l’usage du QR code…

lundi 16 avril 2012

« Terre de vins », élu meilleur magazine de vin au monde


Le jeune magazine « Terre de vins », a été élu ce mois de mars meilleure revue de vin et d’art de vivre au monde.

Le magazine ” Terre de Vins “ a été distingué aux Gourmand Awards. C’est en effet lors d’une soirée aux Folies Bergère, devant plus d’un millier d’éditeurs, professionnels du monde de la gastronomie et du vin, journalistes… le magazine du vin et de l’art de vivre a reçu la prestigieuse distinction de « meilleur magazine du vin au monde », décerné par les Gourmand Awards.
Crés en 1995, ces titres – une cinquantaine de prix remis parmi lesquels celui de meilleur livre culinaire – veulent être à l’art culinaire et au vin ce que sont les Oscars au cinéma.
Mais « Terre de vins », c’est quoi ?
Né en 1999 lors de Vinexpo sur l’idée de la création d’un trimestriel qui défende vins et saveurs du Sud, ce magazine est aujourd’hui destiné à un lectorat qui se veut gourmet et hédoniste. Il articule son sommaire autour de quatre parties comme suit :

• L’actualité de la tribu du vin : les indiscrétions, les chiffres, les nouveautés, les événements, les rendez-vous, ou encore l’interview d’une personnalité, la saga d’une famille, le tout illustré par Geluck ;
• Le cahier dégustation : avec Michel Bettane et Thierry Desseauve, le magazine propose ses découvertes, ses bonnes affaires et ses coups de cœur :
• Le palmarès : dégustations à l’aveugle, jury d’experts et des thématiques « conso » en articulant cette partie autour, par exemple, « des bordeaux abordables », ou encore « nos trésors à moins de 10 euros »… ;
• Et l’art de vivre : des escapades au coeur des vignobles, de bonnes adresses, des recettes de chef qui marient mets et vins, mais aussi une sélection d’objets et de livres du vin…

mercredi 29 février 2012

Climats bourguignon à l'Unesco : une nouvelle étape franchie !

La procédure pour l’inscription de la Côte des climats bourguignons sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco poursuit son petit bonhomme de chemin.


Cabotte dans les vignes © J. Frizot.
Faire jeu égal avec le Mont Saint-Michel et sa baie ou encore le château de Versailles en étant inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco : tel est le rêve caressé par nombre de professionnels bourguignons pour la Côte, de Dijon à Beaune. C’est peut-être cette année le dénouement d’une aventure commencée voilà déjà quelques années...

« La Bourgogne, un pays de climat ! » En disant cela, on a rien dit… et pourquoi pas la Bretagne ? Ben, parce que seule la région dijonnaise utilise ce terme de « climat » pour désigner ces parcelles – pas moins de 1500 tout de même – de vignes qui ont chacune leur exposition, leur sol, leur sous-sol, leur histoire… bref, leurs identités
L’idée de faire classer au patrimoine mondial les « climats » bourguignons n’est pas nouvelle. Fin 2011, le dossier avait été remis au Ministère de l’Ecologie et de la Culture qui devait choisir alors de sa présentation aux 21 sages de l’organisme mondial et donc de sa date de dépôt. Depuis le 20 janvier dernier, c’est chose faite pour le plus grand bonheur des amoureux du terroir bourguignon : le ministère a présenté – aux côtés du dossier de la grotte ornée de Chauvet-Pont d’Arc – le dossier à l’Unesco pour juillet 2013 !

En Gironde, la Juridiction de Saint-Emilion - un exemple remarquable de paysage viticole historique – a quant à elle déjà fait l’objet d’un classement au patrimoine en 1999. Une candidature menée de mains de maître et qui concernait un patrimoine à la fois si différent et si similaire…

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dimanche 26 février 2012

Le Pacherenc-du-Vic-Bilh, la puissance de l'annat

Aux confins septentrionaux du Béarn, dans un paysage de piémont pyrénéen s'élabore un des plus fameux vins moelleux du Sud-Ouest : le pacherenc du Vic-Bilh, un voisin peu connu du jurançon, mais tout aussi méritant.

Voilà bien quelques semaines que le rendez-vous est pris pour ces premiers jours d'octobre. Et pour quoi faire, me direz-vous ? Des vendanges, oui, encore… Mais des vendanges quelque peu tardives, alors que la plus grande majorité des vignobles ont déjà renvoyé dans leurs pénates leurs vendangeurs.
Ces vendanges, c'est aux confins de la Bigorre, de l'Armagnac et du Béarn qu'elles ont lieu, dans un agréable paysage de vallons que les spécialistes géologues appellent « un pays de piémont ».
Le royaume du cépage nommé annat
Ici, à l'instar des alignements de sarments du vignoble, le pays est constitué de lignes de coteaux parallèles, à peu de chose près alignés sur un axe nord-sud, des coteaux qui exposent idéalement sur leurs pentes des vignes réputées. Madiran, pacherenc, cela ne vous dit peut-être rien, mais ici, c'est une des grandes passions de dizaines de producteurs, qui, entre Aquitaine et Midi-Pyrénées, entre champs de céréales et fermes en briques ou en torchis, ont uni leurs efforts autour de ces deux produits. Le premier est un vin rouge à base de cépage annat, tempéré par la présence du cabernet, mais ce vin, sur lequel nous reviendrons dans cette rubrique, possède une particularité : aussi généreux qu'incontournable localement, il partage son terroir avec le second, nommé pacherenc (*) du Vic-Bilh (« vieux village » en langue d'oc), breuvage issu de cépages blancs, dont l'arrufiac (30 %), le petit courbu, et les deux variétés de maseng, le gros et le petit. Mieux, l'annat, pourtant largement majoritaire – 1.150 hectares sur les 1.400 que compte le vignoble - laisse même les meilleurs terres à son confrère, celles des versants ouest, composées d'argile, ne gardant pour lui que les sols le plus souvent situées sur les versants est, plus secs et érodés, aux sols dits à « grepp »qui confèrent au madiran toute sa spécificité.
Voilà pour les différences de terrains. Pour le reste, les deux productions sont soumises aux mêmes nécessités : une culture dite en demi-hautain (c'est-à-dire des vignes de 1,10 m de hauteur) dont certains spécimen de pieds peuvent être parfois plus que centenaires (certaines vignes de ce vignoble auraient, en effet échappé au phylloxéra) et une A.O.C obtenue en 1948 pour les deux vins, de madiran et de pacherenc.
Des vins puissants et amples
Enfin, si le premier se conjugue au singulier, le pacherenc de Vic-Bilh est double, tant sec, tantôt doux. Le sec est produit sur des terres soumises à un ensoleillement relativement faible, et au bout de trois mois d'élevage, développe des arômes floral accentués par la présence d'arrufiac qui lui donne cet arrière-goût de « pierre à fusil » comme les pouillys bourguignons. Quant au doux, vendangé chaque année entre le début octobre et la mi-novembre, il nécessite un élevage, de l'ordre de quatre à six mois, pour atteindre une franche perfection au bout de cinq longues années. Vous l'aurez sans doute compris, on est ici dans le royaume des vin moelleux, plutôt puissants et amples, le royaume de ce vins qui dégagent des parfums de fruits exotiques. Ici, en terre béarnaise, comptez sur des arômes de goyave, ananas, mais aussi de mangue, auxquels s'ajoutent des parfums d'écorce d'orange, de miel, de pamplemousse, de noisette, voire de noix de muscade…

(*) Nom tiré du gascon « pacherads », c'est-à-dire échalas, ce pieu en bois qui soutient la vigne.

© www.plaimont.com
Article paru dans le supplément culturel hebdomadaire du journal quotidien Le Bien public intitulé
Quartier libre n°236 (du 06 au 12 mai 2005), J Frizot.

dimanche 5 février 2012

" La guerre et le vin " : la part du diable


Le sort réservé au vignoble français tout au long de la Seconde Guerre mondiale, voilà ce que donne à connaître ce livre de Don et Petie Kladstrup.

Lever le voile sur un chapitre méconnu de la dernière guerre, et ce de la Drôle de Guerre jusqu’à la Libération : voilà le pari de Don et Petie Kladstrup dans les pages de l’ouvrage « La guerre et le vin ».
Il ne s’agit pas d’un roman mais plus une chronique d’un bout à l’autre du vignoble français, tantôt en Champagne, tantôt en Bordelais, voire en Bourgogne… C’est le parti choisi par les auteurs au fil de ces pages qui nous apprennent nombre de choses sur ces années noires de l’Occupation.
Pillages puis réquisitions allemandes, mise au secret de milliers de bouteilles… les deux écrivains font parler les survivants, parfois, les héritiers souvent, pour nous conter le pillage du vignoble hexagonal… Enrichissant à plus d'un titre.

Carte d’identité :
La guerre et le vin
Auteurs : Don et Petie Kladstrup
Parution : 2002 (édition française)
Editeur : Perrin
Pages : 250
Format : 10 x 18cm
ISBN : 978-2-262-02406-2
Prix : 8,00 €

mercredi 1 février 2012

« Grands » et « premiers » crus en val de Loire

Un « grand cru » en val de Loire ? C'est aujourd'hui chose faite avec les vins de l’AOC Quarts de Chaume, un terroir exceptionnel lové entre Layon et Loire.

On attendait la décision avec impatience en terre angevine, du côté de Rochefort-sur-Loire. Et puis, celle-ci est tombée, annoncée officiellement par le comité national de l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité) en cette fin septembre 2011 : la mention « grand cru » a été accordée à l’AOC angevine Quarts de chaume !
Une sacrée nouvelle, puisque pour la première fois dans leur histoire, les vins de Loire  de se voient attribuer ce statut d'excellence et d'exigence pour l’une de ses appellations
Le plus prestigieux d'Anjou 
Pour l'aire de production angevine, d'une bonne quarantaine d'hectares, c'est LA consécration, celle qui érige l'AOC à un niveau de référence en matière de vins liquoreux  équivalent à celui des Sauternes.
Vin le plus prestigieux d’Anjou, le Quarts-de-Chaume est pour rappel un vin liquoreux issu de chenin blanc, un cépage botrytisé (attaqué par la pourriture noble) et récolté en surmaturité.
Conséquence à moyen terme de cette décision ? La possibilité d'accroître la notoriété : « La mention Grand Cru va situer Quarts-de-Chaume dans les grandes bouteilles de France » commentait Claude Papin, le président du syndicat de l’appellation.
Pour mettre tout le monde d’accord
Dans le même temps, l’INAO a décidé de créer une mention « premier cru » pour l'AOC Coteaux-du-Layon Chaume, qui jouxte l'aire Quarts de Chaume. Il existe désormais une AOC « Coteaux-du-Layon Premier Cru Chaume ».
Cette décision met d'abord fin à la querelle existante entre les deux appellations, les producteurs de la première, Quarts de Chaume, refusant catégoriquement de voir instituer dans la seconde, Coteaux-du-Layon, une AOC « Chaume » comme premier cru.
Elle permet aussi, selon Jean-Louis Buer, directeur de l'INAO « d'assurer une stabilité dans le vignoble en dégageant la particularité de chaque AOC. »

Un label pour la promotion du tourisme lié au vin


Le label « Vignobles et découvertes » est né en 2009 de l’initiative du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme. Qautre ans plus tard, plusieurs dizaines de destinations régionales ont été labellisées…

Attribué pour une durée de 3 ans par le Ministère en charge du Tourisme et de l’Agriculture sur recommandation du Conseil Supérieur de l’Oenotourisme, le label « Vignobles et découvertes » est une marque collective partagée par tous les partenaires mobilisés localement afin de proposer visites et services de qualité sur la thématique du vignoble.
La marque ne labellise pas seulement des professionnels du vin, mais tout un panel de services de qualité comme des hébergements, des sites culturels, d'activités et de loisirs, des restaurants, des découvertes d'espaces naturels, des événements...
Elle doit permettre aux clients de faciliter l’organisation de leur séjour et de les orienter sur des prestations de qualité.

Pour les professionnels du tourisme et de la viticulture, la marque permet surtout d’améliorer la lisibilité de l’offre qui reste difficile d’accès compte tenu de la multiplicité des produits et des appellations, d’en accroître la fréquentation et la consommation touristique au bénéfice des producteurs locaux.

Plusieurs dizaines de destinations possèdent déjà leur label : en voir la liste…