samedi 2 novembre 2013

Edonys, la chaîne du vin, désormais accessible !


Après plusieurs années de combats juridiques et administratifs, la chaine de télévision Edonys, entièrement consacrée aux vins, peut diffuser ses programmes vers la France.

Edonys, la chaîne 100 % vin arrive… © JF.
Un projet né depuis 2009, une première diffusion – loi Evin oblige – depuis… le Luxembourg et ce en date du mois de décembre 2012… Enfin, après bien des déboires, la chaîne Edonys peut diffuser ses programmes vers la France.
Certes, la formule en est encore limitée, puisqu’elle ne concerne que les bouquets accessibles par les abonnés de Free et de SFR, mais aussi l’Internet avec DailyMotion. 
Le principe d’une chaîne qui proposerait dégustations, reportages historiques sur le vin, voire à moyen terme des talk show sur le vin est acté et les autres intéressés pourront, courant 2014, se voir aussi proposer un accès par leur fournisseur
De l'avis de nombreux amateurs, une très bonne nouvelle alors que la France fait depuis longtemps figure d’irréductible pays à refuser que le vin soit mis en avant sur ses antennes TV…

Pour en savoir plus sur les contenus de la chaine Edonys, son site Internet

mercredi 30 octobre 2013

S’inscrire dès aujourd’hui au jury 2014 du CGA


Depuis quelques jours, le site du Concours Général Agricole permet aux intéressés de s’inscrire pour faire partie du jury de l’édition 2014…

Les habitués ont déjà toutes les alertes de leur Smartphone et autres ordinateurs en émois. Pour les autres, il n’est pas trop tard pour bien faire et participer au jury du concours général agricole des vins 2014…
Les « autres », ce sont vous et moi, des consommateurs avertis type représentants des métiers de bouches, sommeliers, distributeurs, courtiers, amateurs curieux de la dive bouteille qui estiment avoir leurs mots à dire à propos des productions 2014.
Si tout consommateur averti peut être recruté comme juré, il faut tout de même justifier d’une expérience en matière de dégustation, sur d’autres concours par exemple.
Vous n’avez pas encore franchi le pas ? Pas d’inquiétude, le Concours Général Agricole propose depuis quelques années des sessions de formation à la dégustation des vins. Il n’est pas trop tard pour s’y inscrire sur le site du CGA. Sachez que cette formation – parlons plutôt d’initiation aux techniques de dégustation – est prise en charge par le concours pour ceux qui souhaitent aussi être jurés et s’engagent à être assidus lors des dégustations…
Sachez aussi que ces formations vous sont proposées dans les locaux de l’INAO, en proche ceinture parisienne.
Alors, si vous souhaitez devenir juré, rendez-vous dès maintenant sur l'espace « jurés » du site www.concours-agricole.com
Il vous sera demandé de remplir un formulaire en développant l’ensemble de vos motivations, expériences et éventuellement formation.
La décision du CGA vous sera communiquée par mail après examen de votre candidature en même temps qu’une convocation précisant jours et heures de vos dégustations.


jeudi 3 octobre 2013

« La nourriture et le vin ont perdu de leur valeur », par Carlo Pétrini


Carlo Petrini, le fondateur de l’association Slow Food, juge, amer, les tendances consuméristes du moment qui touche l’alimentation en général et le vin en particulier.
 
Carlo Petrini. ©DR.
Au cours des cinquante dernières années, (…), la nourriture et le vin dans une moindre mesure ont perdu de leur valeur. Slow Food lutte contre la transformation du vin en marchandise. Voyant une bouteille dans une vitrine ou bien au restaurant, l’homme a tendance à ne plus demander de quel produit il s’agit, mais se contente de demander son prix. Réduire un vin à son prix de vente, c’est perdre la valeur de ce produit. À l’inverse, dire qu’un vin est bon, c’est le résultat de la connaissance d’une terre, des personnes qui le font, de souvenirs qui se fondent dans un rapport complexe de sensations, de terroirs, de visages connus et aussi de goût…

Extrait d'une interview accordée à La Revue des vins de France

vendredi 27 septembre 2013

Un gouvernement hostile au vin ?

Le vin français est-il aujourd'hui en danger ?
Pas sûr que les Français amateurs de vin avec modération aient voté pour cela aux dernières présidentielles…

Un site : ce qui va vraiment saouler les Français

mercredi 17 juillet 2013

Les coteaux de l’Hermitage désormais classés patrimoine national

En date du 5 juin 2013, un décret du Ministère de l’Ecologie classe désormais les coteaux viticoles de l’Hermitage au patrimoine national sous le double critère « pittoresque et historique ».
Les coteaux de Tain. © RA Tourisme - P. Fournier.
Ce nouveau classement fait entrer 160 hectares du paysage des coteaux viticoles de l’Hermitage dans le patrimoine national – au même titre qu’un monument historique – en protégeant ce paysage emblématique du vignoble rhodanien d’éventuelles dégradations humaines.
A l’instar de la Côte bourguignonne, façonnée par les activités des moines cisterciens, les coteaux de l’Hermitage témoignent aussi d’une tradition et de savoir-faire pluricentenaires qui ont façonné ce paysage surplombant majestueusement le Rhône. Il englobe la totalité du vignoble de l’appellation, soit 137 hectares de terres articulés entre les communes de Larnage, Crozes-Hermitage et de Tain-l’Hermitage.
Ce classement marque un coup d’arrêt définitif au projet d’implantation d’une antenne relais sur la colline de l’Hermitage. Une bénédiction pour la population en général, et les 35 vignerons de l’AOC hermitage en particulier, qui se voient ainsi assurer de la pérennité de l’identité du paysage local.

jeudi 27 juin 2013

Torrontes, mieux qu’un vin, un cépage d’altitude !


Le cépage torrontes trouve, aux alentour de 1700 mètres au-dessus du niveau de la mer, toute sa plénitude… Petit détour par l’Argentine pour découvrir ce trésor…

Vignoble d'altitude, en Argentine (Vallée Calchaqui).
Calchaqui, torrontes, Mendoza… Ces noms fleurent bon l’exotisme des Amériques côté Sud, mixant consonances espagnoles et andines. Bienvenue en Argentine, à plus de 2000 m d’altitude, aux abords de l’une des premières exploitations de vignoble du pays, le domaine Colomé (1831).
Alentour, s’épanouissent malbec, tannât ou encore syrah, mais surtout torrontes, qui se pousse, indolent, en contrebas, à tout de même 1700 m d’altitude. Cet impressionnant cépage blanc permet l’élaboration de blancs secs fruités d’une expression très étonnante tant au nez – mêlant citron, épices et notes de rose – qu’en bouche. Fraîcheur, rondeur… ce vin possède nombre d’atouts dont l’un des moindres consiste à sa capacité d’adaptation : en effet, ce vin du bout du monde se mariera tout aussi bien avec des fruits de mers et autres poissons, qu’avec des tacos mexicains ou encore des… sushis !

vendredi 31 mai 2013

Le terroir ardéchois à l’honneur


Certains étaient déjà sur Paris depuis quelques jours, d’autres les y ont rejoints… Une vingtaine de professionnels producteurs de vin de l’Ardèche proposaient leurs vins à la dégustation en cette toute fin de mai 2013…

© Domaine Croze.
Ambiance « soleil qui se fait attende » ce vendredi 31 mais sur Paris… Heureusement, à deux pas du Palais Royal, des vignerons ardéchois avaient rendez-vous avec la presse pour une dégustation. L’occasion, outre de goûter les productions 2009 – 2012, d’entendre chanter ces voies du Sud à l’heure où nombre de Parisiens se protègent encore du froid en mettant le nez dehors. 
Parmi les vins proposés, deux mentions spéciales qui se démarquaient des autres. Celles d’abord de la maison Nicolas Croze, avec :
- un blanc, le Vieilles Vignes 2011, autour de 5 et 7,50 €. Un plaisant mariage de marsanne et de grenache blanc auquel on aura pris soin d’ah-jouter 20 % de viognier, le tout élevé en fut de chêne avec parcimonie ;
- un rouge, Notre-Dame-de-Mélinas, toujours en millésime 2011 et dans la même gamme de prix. Une jolie puissance pour ce vin mariant syrah et grenache (40 % chacun) et cinsault et carignan (10 % chacun).
© Mas de Libian.

Agréable dégustation aussi des vins du Mas de Libian, deux vins cultivés en biodynamie :
- Cave Vinum, millésime 2012, assemblant roussanne pour moitié, clairette, (40 %) et viognier (10 %) ;
- La Calade 2011, à peu de chose près un vin mono cépage puisque composé de 90 % de mourvèdre et de 10 % de grenache, pour modérer un peu son voisin de cuve.

dimanche 26 mai 2013

Un projet de taxation du vin ? … Ou pas ?

Depuis une quinzaine de jours, la question d’une nouvelle taxe sur le vin agite le monde politico-professionnel de la filière. Le point sur cette éventuelle taxation…


Mi-mai, les médias lâchaient une information préoccupante pour la filière vini-viticole :  les sénateurs examineraient depuis peu la possibilité d’une taxe sur le vin à l’instar de celles appliquées aux alcools forts en 2011 et à la bière, pas plus tard que l’année suivante, en 2012.
© Maison Parigot.

L’objectif de la Mission d’Evaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale (MECSS), chargée de travailler sur le dossier ? Faire baisser la consommation des Français en alcool !
Evidente et immédiate levée de boucliers des professionnels de la filière, des syndicats (FNSEA et JA, Jeunes Agriculteurs), des associations (*) et des hommes politiques issus de régions et terroirs viticoles d’un côté, et critique des professionnels de santé de l’autre, qui considèrent qu’il s’agit d’une demi-mesure, financière avant d’être de santé publique.
Moins d’une dizaine de jours plus tard, le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, se voulait rassurant, démentant auprès de la filière, tout projet de taxe sur le vin en déclarant ne « jamais avoir été saisi » (source AFP) d’un tel projet.

Alors, cette information, info ou intox ?
A y regarder de plus près, la MECSS réfléchirait bien en ce moment à la mise en place d'une fiscalité dite « dissuasive », et « comportementale » en matière de consommation de vin. Sujet vraisemblablement à suivre, donc…

(*) Comme Vin et société, ndlr.

mardi 7 mai 2013

Le domaine de La Taille aux Loups : tchin, Fanfan…


Quand les hasards de l’actualité des uns et des autres se confondent, le temps d’une soirée et de la découverte d'un montlouis mémorable…

Hasard du calendrier, en cette soirée du 6 mai 2013, alors qu’un certain François H souffle sa première bougie ? Nous ouvrions en apéritif une bouteille des plus appréciables : un montlouis cuvée 2011 de chez Jacky Blot – adresse incontournable dans la région angevine – du domaine de La Taille aux Loups répondant  au nom de « Triple zéro »…
La grande classe pour moins de 15 €, dès le toucher de la bouteille, avec une étiquette tissu. D’une douce effervescence dans le verre, ce pétillant à base de 100 % chenin vous propose un nez délicat, aux arômes d’agrumes (citron, pamplemousse), et de fruits jaunes (mangue, voire passion). La bouche, toute en rondeur, s’illustre par une belle présence, nette et fraîche…
Pourquoi ce nom ? Parce que le producteur revendique le zéro chaptalisation, zéro liqueur de tirage et zéro liqueur d’expédition : triple zéro, CQFD.

Pensez à aérer un petit peu le vin après ouverture.

samedi 27 avril 2013

Une mine d’info sur les vins de Bourgogne


Le site des vins de Bourgogne possède une bibliothèque dans laquelle trouver cartes, posters et autres brochures à télécharger.

Le site des vins de Bourgogne - mis en place par le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) - dispose d’une bibliothèque de documentation accessible à tous les amateurs de vins de Bourgogne.




Amoureux de la Bourgogne, nostalgique de ses lumières et atmosphères ? Cartes du vignoble, posters et brochures diverses (poster sur les cépages rois, posters explicatifs sur la vinification…) ou encore guide de l'art de la dégustation… vous sont accessibles en libre téléchargement, et ce dans quelque 10 langues différentes.

Plus largement, vous trouverez sur ce site nombre d’informations sur les vins bourguignons, leurs terroirs et les hommes qui les façonnent…


vendredi 19 avril 2013

Le palmarès 2013 du concours des vins de Loire



Les résultats du concours des vins de Loire 2013 ont été annoncés à l’issue d’une journée marathon, il faut honneur cette année encore à des vins qui nous plaise…

Ce jeudi 18 avril, pas moins de 468 échantillons étaient scrutés et dégustés afin de départager les meilleurs d’entre eux. L’objectif ? L’obtention d’une médaille d’or, d’argent ou de bronze. 133 médailles ont été attribuées, 47 en or, 55 en argent et 31 en bronze.
Parmi les médaillés, deux domaines, dont nous pensons le plus grand bien, ont été récompensés : le domaine de Bois Mozé, et celui de Nerleux…
Domaine du Bois Mozé © DR.
Le premier obtient deux médailles d’or pour ces moelleux, deux coteaux de l’aubance superbes :
- le millésime 2011 Château Rousset. Un vin élégant au moelleux très aérien pourvu d’une belle robe mordorée aux reflets verts. Arômes de coing et de fruits secs qui perdurent en bouche sur des touches de miel. A boire particulièrement en apéritif, et autour de desserts de fruits blancs acidulés.
- et le millésime 2012 Elégance.

Le second domaine s’illustre en rouge, sur l’appellation saumur-champigny avec deux médailles d’or également :
Les Loups Noirs, un superbe saumur-champigny.
Les Loups- une pour le cru 2011 Loups noirs. Un vin à la robe intense, pourpre. Au nez, de belles concentrations d’arômes de fruits noirs et de réglisse. Bouche charnue et opulente.
- une autre pour le millésime 2012 Les Nerleux
Mais un domaine qui glane aussi cette année deux médailles d’argent :
- pour le millésime 2011 du Clos des Châtains, un saumur-champigny. On est ici sur un vin racé et franc, qui propose un nez mêlant arômes de cerise sur une pointe de réglisse. En bouche, le cabernet franc exprime une belle puissance – certains parleront de vivacité – une belle structure apte au vieillissement…
- et pour le blanc sec 2012 Les Nerleux, un 100 % chenin aux arômes de fruits blancs, floraux voire un peu exotique à consommer dès aujourd’hui et jusqu’à deux ou trois ans.…


lundi 15 avril 2013

Qu'est-ce qu'un vin doux naturel ?


Gorgés de soleil, les vins doux naturels sont des vins mutés dont la production est associée au sud de la France.

Les vins doux naturels (VDN) sont des vins dont le nom est avant tout une dénomination hexagonale. Elle qualifie des vins blancs ou rouges issus de certains cépages dont la fermentation des mouts est mutée par l’ajout d’alcool vinique (un alcool neutre à quelque 96 % de volume) dans une proportion au moins égale à 5 % du volume des mouts.
Les plus connus sont ceux du Roussillon, comme le muscat-de-rivesaltes, les banyuls ou les maurys. Ils proviennent aussi de Corse, du Languedoc ou encore du Sud de la vallée du Rhône.

© DR.
Les cépages utilisés sont principalement ceux du muscat à petits grains et le grenache noir. On utilise aussi macabéo et malvoisie.

Les VDN sont issus de raisons naturellement riches en sucre (de l’ordre de 252 g/l de sucres minimum). La mutation du mout se fait par l’ajout, lors de la fermentation, d’alcool neutre qui n’apporte alors aucun élément olfactif et gustatif externe (d’où l’idée de « naturel ») mais qui interromp la fermentation.

Attention : le porto et le marsala sont des vins dits « de liqueur » dont la vinification se différencie des VDN par le fait que l’adjonction d’alcool est faite en amont de la fermentation.

lundi 8 avril 2013

Un jour, une TV sur le vin en France ?


Plus d’une vingtaine de parlementaires de droite ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour la création d’une chaîne télévisée consacrée au vin en France…

© Julien Frizot.
Une trentaine de députés UMP, placés sous la houlette de Jean-Paul Garraud (Gironde), Dino Cinieri (Loire), ont déposé, le mercredi 28 mars, une proposition de loi visant à permettre la création d’une télévision consacrée à la viticulture, à la vigne et au vin. Il s’agit d’un projet pour l’heure freiné par le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel).
Les députés lui reprochent de prendre un peu trop au pied de la lettre la loi Evin, qui interdit à la télévision et au cinéma depuis le 10 janvier 1991 toute publicité sur l’alcool. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel apparenterait ainsi une telle chaîne de télévision à de la publicité incitant à la consommation.

Les députés mettent, quant à eux, en avant plusieurs arguments pour demander cette possibilité de création :
- une chaîne de télévision sur le vin en France serait non pas une incitation à l’achat et à la consommation mais une façon de faire de la pédagogie (« la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ») ;
- elle serait aussi une richesse destinée à promouvoir le vin, qui tient une très bonne place dans la culture française, à l’étranger ;
- l’absence de cette chaîne laisse, selon les députés, les mains libres à d’autres initiatives dans le cadre de la directive européenne Télévision Sans Frontières. Ils ajoutent « qu'une chaîne étrangère peut même aujourd’hui diffuser de la publicité sur les alcools en France ! »
- une chaîne peut aisément être créer grâce aux évolutions technologiques. Une chaîne à péage uniquement, et disponibles sur les réseaux câblés, satellitaires et ADSL ».

Aujourd’hui, la chaîne Edonys diffuse ses émissions depuis le Luxembourg, à défaut d’avoir trouvé en France un terrain législatif favorable à ses programmes.

Le site de la chaine TV Edonys, pour jeter un coup d'oeil.

mardi 2 avril 2013

Le meilleur sommelier du monde 2013 est Suisse


Le sommelier suisse Paolo Basso est devenu, vendredi 29 mars 2013, le meilleur mondial de sa profession.

Trois jours de compétition au pays du soleil levant et voici le nouveau meilleur sommelier du monde élu : il s’agit du Suisse Paolo Basso, 47 ans, et sommelier au restaurant Conca Balla de Vacallo, situé côté suisse de la frontière helvético-italienne.
Paolo Basso, © DR.
Désigné par un jury de professionnels, il terrasse ses cinquante-quatre autres concurrents
Ce passionné, que l’on présente comme quelqu’un de discret, n’en est pas à son premier coup d’essai : il a été sacré meilleur sommelier d'Europe en 2010 et deuxième de la dernière édition du concours mondial cette même année au Chili.
D'Australie, du Brésil, d'Indonésie, du Canada (une candidate, d’ailleurs) ou de Suède… Les postulants étaient venus du monde entier à Tokyo afin de briguer la victoire à ce concours qui a distingué cette année son 14e lauréat.

L’interview accordée par Paolo Basso avant son sacre au magazine « Terre de vins » et son avis sur la dégustation.

dimanche 24 mars 2013

Qu’est-ce qu’un second vin ?


Un « second vin » est communément associé aux vins du Bordelais mais que se cache derrière cette dénomination ?

Le terme de second vin est généralement associé aux vins de Bordeaux dans deux cas. Soit pour désigner des vins issus de cuvées trop jeunes ou qui n’ont pas été sélectionnées pour l’élaboration des grands vins, issus, quant à eux, des meilleures vignes des domaines, c’est-à-dire des vignes les plus anciennes…
Aussi, depuis plusieurs décennies, des vins portant des noms à peu de choses similaires à ceux les plus prestigieux du vignoble Bordelais sont apparus chez les revendeurs.  Il s’agit de vins produits par des jeunes vignes récemment plantées, les châteaux ayant obligation d'arracher une certaine quantité de vignes anciennes pour les remplacer par des vignes plus jeunes. Le jeune vin ainsi produit profite du savoir-faire du Château et de ses fûts de chêne, mais aussi de toute la logistique du domaine.
Au final, ce procédé arrange tout le monde. Le consommateur dans un premier temps, car, tout en provenant des bonnes parcelles des grands châteaux, le second vin est souvent financièrement plus accessible que les grands vins. Et le producteur, puisqu’un deuxième vin lui permet d'utiliser une sélection plus noble pour son grand vin, tout en mettant à profit son nom et son circuit de distribution dans la vente du deuxième vin.

Exemple de seconds vins :

Des premiers crus
Grand vin
Deuxième vin
Château Margaux
Pavillon Rouge
Château Latour
Les Forts de Latour
Château Lafite Rotschild
Carruades de Lafite
Des deuxièmes crus
Château Montrose
La Dame de Montose
Château Rauzan-Ségla
Ségla
Des troisièmes crus
Château Giscours
La Sirène de Giscours
Château Ferrière
Les Remparts de Ferrière
Des quatrièmes crus
Château La Tour Carnet
Les Douves de Carnet
Château Pouget
Antoine Pouget
Des cinquièmes crus
Château Haut-Bages
La Chapelle de Bages
Château Belgrave
Diane de Belgrave
… etc.

lundi 11 mars 2013

Les dernières tailles d’hiver


C’est théoriquement au mois de février que s’achève la taille d’hiver, sauf dans les zones viticoles les plus au Nord, où elles peuvent se prolonger en mars…

© Julien Frizot.
Rendez-vous était pris ce samedi matin 9 mars pour quelques prises de vue sur cet arpent de vigne planté par une poignée de passionnés de vin. Un rendez-vous un peu tardif ? Pas du tout, et pour cause : le terrain se trouve au nord de Gouvieux, commune située à… 49° 11’ 18’’ de latitude Nord et 2° 25’ 11’’ de longitude Est !
Une association y fait pousser de belle façon plus de 2000 pieds de chardonnay et quelque 500 de pinot noir. Aussi, après mes prises photographiques, le soleil nous ayant fait la gentillesse non seulement de briller mais aussi de nous réchauffer un peu…
Au programme de cette journée, taille en guyot simple ou double, voire, quelques ceps taillés en cordon de Royat… A suivre pour la prochaine étape !

vendredi 8 mars 2013

Entre foires et salons ? Je suis résolument salons


Avec l’arrivée du printemps, foires aux vins et salons vont se multiplier. Mon choix est fait, je suis plutôt salon et je vous explique brièvement pourquoi…

Auchan, Intermarché, Carrefour ou encore Super U… La plupart des grandes surfaces vont, d’ici la fin du mois de mars et début avril, proposer leur foire aux vins à une clientèle toujours plus encline à s’y intéresser… Les vignerons indépendants auront eux aussi laissé filer l’hiver et organiseront leurs salons, édition printanière :
- Du 15 au 17 mars à Lyon ;
- Du 22 au 25 mars à Paris ;
- Du 5 au 7 avril à Bordeaux…
S’il est fort probable que je jette un coup d’œil aux éventuels catalogues des foires aux vins qui tomberaient dans ma boîte aux lettres, je serais à l’espace Champerret en proche banlieue parisienne, fin mars, pour quelques emplettes…
A cela une bonne raison : le salon des Vignerons indépendant reste l’incontournable moyen de rencontrer et de goûter des vins de tous les coins de l’Hexagone, pratique qui vous sera impossible dans une grande surface…
« Moment de convivialité », c’est le sens que je donne à ce moment d’échanges, d’idées et de saveurs, et vous ?

Pour en savoir plus sur le Salon des Vignerons Indépendants

mardi 5 mars 2013

L’alcool tue ! Oui, mais…


Une étude paraissant dans l'European Journal of Public Health, montre la corellation entre consommation d’alcool et mortalité. Mais à y regarder de plus près, les "chercheurs" prennent quelques raccourcis…

- 49 000 décès seraient imputables à l’alcool en France en 2009 ;
- sur ce nombre, 36 500 sont des décès d’hommes, et cela représente 13 % de la mortalité totale masculine
- 12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale.
L'alcool est aussi responsable de mortalité prématurée :
- il est responsable de 22 % des décès entre 15 et 34 ans ;
- de 8 % des décès entre 35 et 64 ans ;
- et de 7 % des décès à partir de 65 ans.
D’après cette étude, les Français consommeraient :
- 27 grammes d'alcool pur par adulte et par jour ;
- soit 2,7 verres d'une boisson alcoolisée servie dans un café ;
Voilà les chiffres mis en avant par l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill qui travaillent au service de biostatistique et d'épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, basée à Villejuif.
L’alcool est définitivement dangereux pour la santé
C’est un fait indéniable et qu’il n’est pas question de remettre en cause : l’alcool tue ! Et même au-delà de ses consommateurs directes si on prend aussi en compte les morts occasionnées par des accidents routiers…
Une question subsiste tout de même : l'étude dit tenir compte des effets protecteurs de l'alcool – en quantité limitée – pour certains risques, vasculaires en particulier. On parle ici des études menées notamment par Michel de Lorgeril, ce chercheur au CNRS inventeur du French paradox (*) dont les conclusions ont depuis fait l’objet de nombreux travaux de par le monde confirmant cette théorie. Depuis, ont été mis en évidence des principes actifs de type polyphénols comme le resvératrol et autres anthocyanes… des antioxydants bénéfiques contenus dans le vin rouge – tout comme dans le thé et le cacao, d’ailleurs – étudiés dans les traitements des accidents vasculaires cérébraux et des maladies neurodégénératives.
Oui, mais voilà, personne aujourd’hui n’est capable de quantifier ces bienfaits. L’équipe de l’Institut Gustave Roussy affirme pourtant avoir considérer ces paramètres dans son étude ?!?

(*) cette expression renvoie à la situation du Sud-Ouest. Une consommation élevée de graisses animales y est associée à un taux relativement bas de maladies cardio-vasculaires.

jeudi 28 février 2013

IGP pays charentais blanc : mon coup de cœur du jury 2013


Si la région est réputée pour le cognac, le pays charentais fait montre depuis une trentaine d’années d’une belle dynamique viticole. Rencontre de ce jury 2013 du Concours général agricole ? l’IGP pays charentais en blanc.

Cognac, pineau des Charentes… Les productions alcoolisées issues de raisin sont connues et fameuses. Beaucoup plus confidentielle reste la production de vins rouges, rosés et blancs.

Ce renouveau – puisqu’il s’agit là de remettre au goût du jour une production tombée en désuétude – remonte à la fin des années 1980, lorsque, dans un contexte économique difficile de baisses des ventes et exportations notamment du cognac, les viticulteurs réagissent en décidant de se diversifier.
On arrache alors nombre de pieds de vigne, aidé en cela par l’Etat, ceux d’ugni blanc, le cépage roi réservé au cognac.
On lui substitue sauvignon, surtout, chardonnay, ensuite, sémillon, chenin ou encore colombard pour les blancs, merlot, cabernet sauvignon et cabernet franc pour les rouges, ainsi qu’un peu de gamay et pinot noir.
Si les premières cuvées sortent de leur chais au début des années 1980, le vignoble a depuis fait un sacré bout de chemin : il s’étend sur 4 500 ha pour une production d’un peu moins de 90 000 hl (chiffres 2010).
- vins rouges pour 37 % ;
- vins blancs pour 33 % ;
- vins rosés pour les 30 % restants.

Une petite introduction pour mieux parler d’une belle rencontre, celle de vins blancs 2012 au Concours général, des vins à la robe jaune clair, aux éclats dorés. Au nez, ils sont vifs, très fruités aux arômes d’agrumes, de pêche voire de fruits exotiques comme… la mangue ! Une promesse tenue en bouche. Ils m’ont surpris par leur belle fraîcheur qui explose littéralement et à la finale parfois persistante.

mardi 26 février 2013

On a testé pour vous… Etre membre du jury du concours général agricole



Certains « spécialistes » du vin tirent à boulets rouges sur les vins médaillés et la floraison impressionnante de concours nationaux, régionaux ou internationaux… Tout comme le monde du vin, celui des concours est fait de nuances… Pour défaire le vrai du faux, j'ai participé au jury du concours général agricole…

Le concours général agricole, Vinalies internationales, le concours des vignerons indépendants, le concours régional des vins du Sud-Ouest, le concours des vins Orange, ou encore le concours des grands vins du Languedoc-Roussillon… Les concours se sont multipliés depuis quelques années (le concours régional des vins du Sud-Ouest date de 1995, le concours des grands vins du Languedoc-Roussillon de 2006…) et leur corollaire, le nombre de vins médaillés, aussi… Aujourd'hui, de plus en plus de critiques s’élèvent contre cette multiplication de dégustations (qu’il s’agisse de revues spécialisées ou de blogueurs autoproclamés « avertis ») et de leurs conséquences, la multiplication des vins arborant des médailles.

Tout le monde dans le même bain ?
Pour certains, point de salut, tous les concours obéissent à la logique de l’invincible grande distribution. C’est à mon avis, simplifier un peu trop le sujet.
Homme de nuances, j'ai donc décidé d'aller voir ce qu'il se passait derrière le miroir d'un des plus connus et en tout cas respecté  : le Concours général agricole… D'emblée, on peut lire sur son site : « C'est un concours de référence, reconnu pour son impartialité, conséquence d'un processus rigoureux de présélections et de sélections et la valeur des résultats. » 

Vous avez dit 30 % de vins médaillés ?
S’il est vrai que les droits de participations sont chers (comptez jusqu’à presque 300 € pour la participation d’un vin à l’édition 2013), cela permet aussi de limiter le nombre d’échantillon par producteur. Quant à la limite de 33 % de vins médaillés, il serait plus juste de dire « médaillables ».
Si, sur une table d’échantillons, aucun produit ne sort du lot, pourquoi donner des médailles… Ce tiers de produits est un maximum, non pas une obligation, conformément aux recommandations de l’OIV. Comme en témoigne Dominique, amateur très éclairé qui participait cette année à son dixième jury : « Comme ce fut le cas une année, sur une table de grands vins blancs bourguignons, on se doutait que les grands noms n’avaient pas besoin de médailles pour se faire connaître. Résultat, on a récupéré quelques producteurs médiocres… mais aucun n’a eu de médaille… »
Autres chiffres : il y avait 1500 échantillons présents (AOC et IGP) lors du concours des grands vins du Languedoc-Roussillon, seuls 56 ont été médaillés d’or !

Des vins médaillés chez des cavistes ?
Une question que ne sont pas posés mes « homologues ». Pourquoi les cavistes indépendants proposeraient-ils les mêmes vins que la grande distribution ? Si cette dernière s’est accaparée la vente des vins médaillés, il est bien évident que les petits « artisans » ne vont pas se bousculer pour lui emboîter le pas !
On peut aussi se demander pourquoi, par exemple, quelque… 16 577 vins ont été envoyés en compétition cette année 2012 au concours général agricole, dont l’un des objectifs est de valoriser une production…

Les gardiens du temple
Pour ce qui est de la représentativité du vignoble, au concours général agricole, on est pas là pour rigoler : les échantillons sont préalablement testés afin d’évincer ceux qui ne seraient pas conformes à l’AOC (AOP aujourd’hui, normes européennes obligent). Ce point, assumé par l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine, aussi appelé Institut National de l’origine et de la qualité) permet donc de proposer aux jurys, et donc au-delà aux consommateurs, des vins conforment à leur cahier des charges.
Ce choix assumé est aussi celui d’autres organismes qui souhaitent proposer au public des vins qui entrent dans la typicité de leur appellation. C’est le cas des quatre Maisons des vins des pays de Loire qui proposent à la vente dans leurs locaux des vins qui témoignent de leur unicité…

En guise de conclusion
Aux détracteurs des vins médaillés : sachez, pour avoir été cette année un des membres du jury lors du dernier concours agricole, que les tables sont, dans leurs très grandes majorités, composés de professionnels de la filière (œnologues, vignerons, négociants…) et d’amateurs avisés qui - tous participants à titre gracieux - savent bien que les vins proposés ne sera pas crème de l’appellation, mais les deuxièmes couteaux…

Alors, quand on lit des propos comme ceux-là : « La seule garantie d’une médaille, c’est que le vin qu’elle récompense ne s’en est pas trop mal tiré lors d’un concours dont on ne connaît ni les règles, ni le jury, ni – et c’est le plus important, s’agissant d’un concours – le niveau moyen des participants », la moindre des choses est d’aller pêcher l’info là où elle est, sinon de passer son chemin pour aller gloser de sujet que l’on connaît…