samedi 2 novembre 2013

Edonys, la chaîne du vin, désormais accessible !


Après plusieurs années de combats juridiques et administratifs, la chaine de télévision Edonys, entièrement consacrée aux vins, peut diffuser ses programmes vers la France.


Edonys, la chaîne 100 % vin arrive…
Un projet né depuis 2009, une première diffusion – loi Evin oblige – depuis… le Luxembourg et ce en date du mois de décembre 2012… Enfin, après bien des déboires, la chaîne Edonys peut diffuser ses programmes vers la France.
Certes, la formule en est encore limitée, puisqu’elle ne concerne que les bouquets accessibles par les abonnés de Free et de SFR, mais aussi l’Internet avec DailyMotion. 
Le principe d’une chaîne qui proposerait dégustations, reportages historiques sur le vin, voire à moyen terme des talk show sur le vin est acté et les autres intéressés pourront, courant 2014, se voir aussi proposer un accès par leur fournisseur
De l'avis de nombreux amateurs, une très bonne nouvelle alors que la France fait depuis longtemps figure d’irréductible pays à refuser que le vin soit mis en avant sur ses antennes TV…

Pour en savoir plus sur les contenus de la chaine Edonys, son site Internet

mercredi 30 octobre 2013

S’inscrire dès aujourd’hui au jury 2014 du CGA

(©DR).



Depuis quelques jours, le site du Concours Général Agricole permet aux intéressés de s’inscrire pour faire partie du jury de l’édition courante. Ici, on parle de l'année en cours, 2014…


Les habitués ont déjà toutes les alertes de leur Smartphone et autres ordinateurs en émois. Pour les autres, il n’est pas trop tard pour bien faire et participer au jury du concours général agricole des vins 2014…
Les « autres », ce sont vous et moi, des consommateurs avertis type représentants des métiers de bouches, sommeliers, distributeurs, courtiers, amateurs curieux de la dive bouteille qui estiment avoir leurs mots à dire à propos des productions 2014.
Si tout consommateur averti peut être recruté comme juré, il faut tout de même justifier d’une expérience en matière de dégustation, sur d’autres concours par exemple.
Vous n’avez pas encore franchi le pas ? Pas d’inquiétude, le Concours Général Agricole propose depuis quelques années des sessions de formation à la dégustation des vins. Il n’est pas trop tard pour s’y inscrire sur le site du CGA. Sachez que cette formation – parlons plutôt d’initiation aux techniques de dégustation – est prise en charge par le concours pour ceux qui souhaitent aussi être jurés et s’engagent à être assidus lors des dégustations…
Sachez aussi que ces formations vous sont proposées dans les locaux de l’INAO, en proche ceinture parisienne.
Alors, si vous souhaitez devenir juré, rendez-vous dès maintenant sur l'espace « jurés » du site www.concours-agricole.com
Il vous sera demandé de remplir un formulaire en développant l’ensemble de vos motivations, expériences et éventuellement formation.
La décision du CGA vous sera communiquée par mail après examen de votre candidature en même temps qu’une convocation précisant jours et heures de vos dégustations.


jeudi 3 octobre 2013

« La nourriture et le vin ont perdu de leur valeur », par Carlo Pétrini


Carlo Petrini, le fondateur de l’association Slow Food, juge, amer, les tendances consuméristes du moment qui touche l’alimentation en général et le vin en particulier.



Carlo Petrini. (©DR).
"Au cours des cinquante dernières années, (…), la nourriture et le vin dans une moindre mesure ont perdu de leur valeur. Slow Food lutte contre la transformation du vin en marchandise. Voyant une bouteille dans une vitrine ou bien au restaurant, l’homme a tendance à ne plus demander de quel produit il s’agit, mais se contente de demander son prix.

Réduire un vin à son prix de vente, c’est perdre la valeur de ce produit. À l’inverse, dire qu’un vin est bon, c’est le résultat de la connaissance d’une terre, des personnes qui le font, de souvenirs qui se fondent dans un rapport complexe de sensations, de terroirs, de visages connus et aussi de goût…"


Extrait d'une interview accordée à : La Revue des vins de France

vendredi 27 septembre 2013

Un gouvernement hostile au vin ?

Le vin français est-il aujourd'hui en danger ?
Pas sûr que les Français amateurs de vin avec modération aient voté pour cela aux dernières présidentielles…

Un site : ce qui va vraiment saouler les Français

jeudi 27 juin 2013

Torrontes, mieux qu’un vin, un cépage d’altitude !


Vignoble d'altitude, en Argentine (Vallée Calchaqui)




















Le cépage Torrontés est une pépite ampélographique qui fait aujourd'hui la renommée de l'Argentine sur la scène internationale des vins blancs. Véritable curiosité génétique, ce cépage a trouvé dans les conditions extrêmes des hautes vallées andines un terrain d'expression qui défie les conventions classiques de la viticulture.


Une identité génétique unique au monde


Le Torrontés est le fruit d'un croisement naturel survenu durant la période coloniale entre le Muscat d'Alexandrie et le Listán Prieto (connu sous le nom de Criolla Chica en Argentine). Bien qu'il partage son nom avec des cépages galiciens, le Torrontés argentin est unique et ne se trouve nulle part ailleurs. Il se décline principalement en trois sous-variétés, dont le Torrontés Riojano est la plus qualitative. Il se distingue par un profil aromatique d'une intensité rare, rappelant immédiatement les cépages muscatés par ses notes florales de rose, de jasmin et de fleur d'oranger, combinées à des arômes de fruits blancs comme la pêche et le litchi.


L'altitude comme facteur de survie et d'excellence


Le cœur battant de la production de Torrontés se situe dans la région de Salta, et plus particulièrement dans la vallée de Cafayate. Ici, la vigne est cultivée à des altitudes vertigineuses, souvent comprises entre 1 500 et 2 000 mètres, avec une référence emblématique aux alentours de 1 700 mètres. À cette altitude, les conditions climatiques sont drastiques : l'ensoleillement est intense et riche en ultraviolets, mais les nuits sont extrêmement froides. Ce choc thermique quotidien permet au raisin de développer ses arômes complexes tout en conservant une acidité naturelle élevée, indispensable pour équilibrer la richesse aromatique du cépage. Sans cette altitude, le Torrontés serait lourd, mou et excessivement alcoolisé.


Un équilibre entre tradition et technicité


Cultiver le Torrontés à 1 700 mètres exige une maîtrise technique rigoureuse. Les vignerons doivent gérer le stress hydrique et la vigueur de la plante pour éviter que les arômes ne deviennent trop "grossiers". La vinification moderne privilégie la fraîcheur, avec des fermentations en cuves inox thermo-régulées à basse température pour préserver la délicatesse des arômes variétaux. Contrairement à de nombreux vins blancs du Nouveau Monde, le Torrontés de haute altitude réussit le tour de force d'être à la fois exubérant au nez, grâce à sa signature florale, et tranchant en bouche, grâce à une minéralité exacerbée par la pureté de l'air andin.


Une place à part dans le paysage viticole sud-américain


En devenant le porte-drapeau des vins blancs argentins, le Torrontés a permis de sortir la région de Salta de l'ombre des grands domaines de Mendoza. Il illustre parfaitement la philosophie viticole argentine actuelle : explorer les limites géographiques pour trouver des expressions singulières. À 1 700 mètres d'altitude, le Torrontés n'est plus seulement une curiosité locale ; il est devenu un vin de gastronomie capable de s'accorder avec des cuisines relevées, notamment la cuisine asiatique ou les épices douces, grâce à sa puissance aromatique et sa vivacité. Il incarne cette capacité des vignerons sud-américains à transformer une contrainte environnementale, le climat d'altitude, en un avantage compétitif qui confère à leurs vins une signature irremplaçable.

lundi 17 juin 2013

Les coteaux de l’Hermitage désormais classés patrimoine national

Les coteaux de Tain (© RA Tourisme - P. Fournier).













L'année 2013 restera gravée comme un jalon historique pour le vignoble de la vallée du Rhône, et plus particulièrement pour la colline sacrée de Tain-l'Hermitage. Les célèbres coteaux de l'Hermitage ont été officiellement inscrits au titre des sites classés de France, accédant ainsi au rang de patrimoine national, ce 5 juin dernier. Cette reconnaissance institutionnelle est venue couronner des siècles de labeur humain et consacrer un paysage viticole unique au monde. Bien plus qu'une simple distinction honorifique, ce classement a transformé le regard porté sur ce terroir d'exception, scellant sa protection pour les générations futures.

La consécration d'un paysage façonné par l'homme


Ce classement est avant tout venu récompenser un chef-d'œuvre architectural et agricole à ciel ouvert. S'étendant sur un peu plus de 130 ha, la colline de l'Hermitage se dresse fièrement au-dessus d'un méandre du Rhône, exposant ses pentes vertigineuses plein sud. Pour pouvoir cultiver la vigne sur ces reliefs granitiques escarpés, les vignerons ont dû, dès l'époque romaine, faire preuve d'un courage et d'une ingéniosité hors du commun.

Le site est caractérisé par un réseau spectaculaire de terrasses successives, soutenues par des murets de pierres sèches construits et entretenus entièrement à la main au fil des siècles. Ce travail titanesque a permis de retenir la terre contre l'érosion et de capter la moindre miette de chaleur solaire. En élevant ces coteaux au rang de patrimoine national, l'État français reconnait que l'Hermitage n'est pas seulement une zone de production agricole, mais un monument historique vivant, où le génie humain s'est harmonieusement marié à la rudesse de la nature.


Une protection juridique contre la pression urbaine


L'impact le plus concret de cette décision réside dans le bouclier juridique qu'elle a instauré. Le statut de site classé confère au lieu une protection environnementale et urbanistique maximale. À partir de cette date, toute modification de l'aspect des coteaux est soumise à des autorisations ministérielles strictes, interdisant de fait les projets d'infrastructures invasives, les constructions intempestives ou l'affichage publicitaire qui pourraient dénaturer la pureté visuelle de la colline.

Cette décision intervient à un moment charnière où la pression foncière et le développement des infrastructures de la vallée du Rhône (axes routiers, voies ferrées, extensions urbaines) menaçaient l'intégrité des paysages historiques. Le classement permet de sanctuariser ce joyau, garantissant aux vignerons que leur outil de travail et leur cadre de vie resteront préservés de toute dérive esthétique ou industrielle.


Un tremplin mondial pour les grands vins de la colline


Sur le plan économique et œnotouristique, l'onde de choc est majeure. Les vins de l'Hermitage, qu'il s'agisse des rouges impériaux issus du cépage Syrah ou des blancs somptueux nés de la Marsanne et de la Roussanne, jouissaient déjà d'une réputation planétaire auprès des collectionneurs. Cependant, ce classement national apporte une légitimité culturelle supplémentaire, propulsant la colline au premier plan du tourisme de prestige.

L'exemple de la célèbre chapelle Saint-Christophe, qui culmine au sommet du coteau de l'Hermite, illustre parfaitement ce rayonnement. Devenue l'emblème visuel du vignoble, sa silhouette attire des amateurs de vin et des passionnés d'histoire du monde entier, venus fouler le sol de ce patrimoine national. Cette distinction a également servi de répétition générale et de formidable tremplin pour une ambition encore plus grande : obtenir l'inscription de l'ensemble des réseaux de terrasses de la vallée du Rhône au patrimoine mondial de l'UNESCO.


Un héritage gravé dans la pierre


Le classement des coteaux de l'Hermitage marque aujourd'hui l'acte de naissance d'une conscience patrimoniale renforcée pour le vignoble rhodanien. En protégeant les murets de pierres sèches et les pentes sacrées de Tain, la France sanctuarisé la mémoire des générations de vignerons qui y ont versé leur sueur. Aujourd'hui, chaque bouteille d'Hermitage porte en elle le reflet de ce paysage protégé, rappelant que les grands vins ne naissent pas seulement de techniques de laboratoire, mais du respect absolu d'un territoire historique et immuable.

samedi 1 juin 2013

Le terroir ardéchois à l’honneur


Certains étaient déjà sur Paris depuis quelques jours, d’autres les y ont rejoints… Une vingtaine de professionnels producteurs de vin de l’Ardèche proposaient leurs vins à la dégustation en cette toute fin de mai 2013…

© Domaine Croze.
Ambiance « soleil qui se fait attende » ce vendredi 31 mais sur Paris… Heureusement, à deux pas du Palais Royal, des vignerons ardéchois avaient rendez-vous avec la presse pour une dégustation. L’occasion, outre de goûter les productions 2009 – 2012, d’entendre chanter ces voies du Sud à l’heure où nombre de Parisiens se protègent encore du froid en mettant le nez dehors. 
Parmi les vins proposés, deux mentions spéciales qui se démarquaient des autres. Celles d’abord de la maison Nicolas Croze, avec :
- un blanc, le Vieilles Vignes 2011, autour de 5 et 7,50 €. Un plaisant mariage de marsanne et de grenache blanc auquel on aura pris soin d’ah-jouter 20 % de viognier, le tout élevé en fut de chêne avec parcimonie ;
- un rouge, Notre-Dame-de-Mélinas, toujours en millésime 2011 et dans la même gamme de prix. Une jolie puissance pour ce vin mariant syrah et grenache (40 % chacun) et cinsault et carignan (10 % chacun).
© Mas de Libian.

Agréable dégustation aussi des vins du Mas de Libian, deux vins cultivés en biodynamie :
- Cave Vinum, millésime 2012, assemblant roussanne pour moitié, clairette, (40 %) et viognier (10 %) ;
- La Calade 2011, à peu de chose près un vin mono cépage puisque composé de 90 % de mourvèdre et de 10 % de grenache, pour modérer un peu son voisin de cuve.

dimanche 26 mai 2013

Un projet de taxation du vin ? … Ou pas ?

Depuis une quinzaine de jours, la question d’une nouvelle taxe sur le vin agite le monde politico-professionnel de la filière. Le point sur cette éventuelle taxation…


Mi-mai, les médias lâchaient une information préoccupante pour la filière vini-viticole :  les sénateurs examineraient depuis peu la possibilité d’une taxe sur le vin à l’instar de celles appliquées aux alcools forts en 2011 et à la bière, pas plus tard que l’année suivante, en 2012.
© Maison Parigot.

L’objectif de la Mission d’Evaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale (MECSS), chargée de travailler sur le dossier ? Faire baisser la consommation des Français en alcool !
Evidente et immédiate levée de boucliers des professionnels de la filière, des syndicats (FNSEA et JA, Jeunes Agriculteurs), des associations (*) et des hommes politiques issus de régions et terroirs viticoles d’un côté, et critique des professionnels de santé de l’autre, qui considèrent qu’il s’agit d’une demi-mesure, financière avant d’être de santé publique.
Moins d’une dizaine de jours plus tard, le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, se voulait rassurant, démentant auprès de la filière, tout projet de taxe sur le vin en déclarant ne « jamais avoir été saisi » (source AFP) d’un tel projet.

Alors, cette information, info ou intox ?
A y regarder de plus près, la MECSS réfléchirait bien en ce moment à la mise en place d'une fiscalité dite « dissuasive », et « comportementale » en matière de consommation de vin. Sujet vraisemblablement à suivre, donc…

(*) Comme Vin et société, ndlr.

mardi 7 mai 2013

Le domaine de La Taille aux Loups : tchin, Fanfan…


Quand les hasards de l’actualité des uns et des autres se confondent, le temps d’une soirée et de la découverte d'un montlouis mémorable…

Hasard du calendrier, en cette soirée du 6 mai 2013, alors qu’un certain François H souffle sa première bougie ? Nous ouvrions en apéritif une bouteille des plus appréciables : un montlouis cuvée 2011 de chez Jacky Blot – adresse incontournable dans la région angevine – du domaine de La Taille aux Loups répondant  au nom de « Triple zéro »…
La grande classe pour moins de 15 €, dès le toucher de la bouteille, avec une étiquette tissu. D’une douce effervescence dans le verre, ce pétillant à base de 100 % chenin vous propose un nez délicat, aux arômes d’agrumes (citron, pamplemousse), et de fruits jaunes (mangue, voire passion). La bouche, toute en rondeur, s’illustre par une belle présence, nette et fraîche…
Pourquoi ce nom ? Parce que le producteur revendique le zéro chaptalisation, zéro liqueur de tirage et zéro liqueur d’expédition : triple zéro, CQFD.

Pensez à aérer un petit peu le vin après ouverture.

dimanche 28 avril 2013

Une mine d’info sur les vins de Bourgogne


Le site des vins de Bourgogne possède une bibliothèque dans laquelle trouver cartes, posters et autres brochures à télécharger.

Le site des vins de Bourgogne - mis en place par le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) - dispose d’une bibliothèque de documentation accessible à tous les amateurs de vins de Bourgogne.




Amoureux de la Bourgogne, nostalgique de ses lumières et atmosphères ? Cartes du vignoble, posters et brochures diverses (poster sur les cépages rois, posters explicatifs sur la vinification…) ou encore guide de l'art de la dégustation… vous sont accessibles en libre téléchargement, et ce dans quelque 10 langues différentes.

Plus largement, vous trouverez sur ce site nombre d’informations sur les vins bourguignons, leurs terroirs et les hommes qui les façonnent…


vendredi 19 avril 2013

Le palmarès 2013 du concours des vins de Loire



Les résultats du concours des vins de Loire 2013 ont été annoncés à l’issue d’une journée marathon, il faut honneur cette année encore à des vins qui nous plaise…

Ce jeudi 18 avril, pas moins de 468 échantillons étaient scrutés et dégustés afin de départager les meilleurs d’entre eux. L’objectif ? L’obtention d’une médaille d’or, d’argent ou de bronze. 133 médailles ont été attribuées, 47 en or, 55 en argent et 31 en bronze.
Parmi les médaillés, deux domaines, dont nous pensons le plus grand bien, ont été récompensés : le domaine de Bois Mozé, et celui de Nerleux…
Domaine du Bois Mozé © DR.
Le premier obtient deux médailles d’or pour ces moelleux, deux coteaux de l’aubance superbes :
- le millésime 2011 Château Rousset. Un vin élégant au moelleux très aérien pourvu d’une belle robe mordorée aux reflets verts. Arômes de coing et de fruits secs qui perdurent en bouche sur des touches de miel. A boire particulièrement en apéritif, et autour de desserts de fruits blancs acidulés.
- et le millésime 2012 Elégance.

Le second domaine s’illustre en rouge, sur l’appellation saumur-champigny avec deux médailles d’or également :
Les Loups Noirs, un superbe saumur-champigny.
Les Loups- une pour le cru 2011 Loups noirs. Un vin à la robe intense, pourpre. Au nez, de belles concentrations d’arômes de fruits noirs et de réglisse. Bouche charnue et opulente.
- une autre pour le millésime 2012 Les Nerleux
Mais un domaine qui glane aussi cette année deux médailles d’argent :
- pour le millésime 2011 du Clos des Châtains, un saumur-champigny. On est ici sur un vin racé et franc, qui propose un nez mêlant arômes de cerise sur une pointe de réglisse. En bouche, le cabernet franc exprime une belle puissance – certains parleront de vivacité – une belle structure apte au vieillissement…
- et pour le blanc sec 2012 Les Nerleux, un 100 % chenin aux arômes de fruits blancs, floraux voire un peu exotique à consommer dès aujourd’hui et jusqu’à deux ou trois ans.…


lundi 15 avril 2013

Qu'est-ce qu'un vin doux naturel ?


Gorgés de soleil, les vins doux naturels sont des vins mutés dont la production est associée au sud de la France.

Les vins doux naturels (VDN) sont des vins dont le nom est avant tout une dénomination hexagonale. Elle qualifie des vins blancs ou rouges issus de certains cépages dont la fermentation des mouts est mutée par l’ajout d’alcool vinique (un alcool neutre à quelque 96 % de volume) dans une proportion au moins égale à 5 % du volume des mouts.
Les plus connus sont ceux du Roussillon, comme le muscat-de-rivesaltes, les banyuls ou les maurys. Ils proviennent aussi de Corse, du Languedoc ou encore du Sud de la vallée du Rhône.

© DR.
Les cépages utilisés sont principalement ceux du muscat à petits grains et le grenache noir. On utilise aussi macabéo et malvoisie.

Les VDN sont issus de raisons naturellement riches en sucre (de l’ordre de 252 g/l de sucres minimum). La mutation du mout se fait par l’ajout, lors de la fermentation, d’alcool neutre qui n’apporte alors aucun élément olfactif et gustatif externe (d’où l’idée de « naturel ») mais qui interromp la fermentation.

Attention : le porto et le marsala sont des vins dits « de liqueur » dont la vinification se différencie des VDN par le fait que l’adjonction d’alcool est faite en amont de la fermentation.

vendredi 12 avril 2013

Le meilleur sommelier du monde 2013 est Suisse




Paolo Basso, le champion. (© DR.) 














Le titre de Meilleur Sommelier du Monde constitue la consécration ultime pour tout professionnel des arts de la table. Le 29 mars dernier, à Tokyo, le sommelier italo-suisse Paolo Basso a atteint ce sommet après une carrière exemplaire, marquée par une persévérance remarquable. Son parcours illustre l'exigence technique et la rigueur nécessaires pour dominer une compétition internationale de cette envergure.


Le parcours d'un expert passionné


Né en Italie en 1966, Paolo Basso s'est orienté vers l'hôtellerie-restauration par curiosité, avant de se spécialiser dans le vin. Son ascension a été méthodique et constante. Après avoir été sacré Meilleur Sommelier de Suisse en 1997, il a rapidement gravi les échelons sur la scène européenne, décrochant le titre de Meilleur Sommelier d'Europe en 2010. Fort de ces expériences, il s'est imposé comme une figure incontournable du milieu, collaborant avec des établissements hôteliers de prestige, enseignant à l'École Hôtelière de Lausanne et agissant comme consultant pour de grandes marques.

Cependant, son chemin vers le titre mondial ne fut pas un long fleuve tranquille. Avant sa victoire en 2013, Paolo Basso avait déjà frôlé le Graal à plusieurs reprises, terminant trois fois deuxième du concours mondial, notamment derrière des sommités comme Olivier Poussier et Gérard Basset. Cette ténacité, alliée à une expérience de terrain solide, a fait de lui l'un des candidats les plus préparés et les plus respectés de sa génération.


L'exigence du concours mondial


Le Concours du Meilleur Sommelier du Monde, organisé par l'Association de la Sommellerie Internationale (ASI), est un véritable marathon intellectuel et sensoriel. Il se déroule sur plusieurs jours et confronte les meilleurs représentants nationaux à des épreuves de haut niveau. Les candidats doivent démontrer une maîtrise totale dans des domaines variés : dégustation à l'aveugle avec identification précise des vins, connaissances théoriques exhaustives sur les vignobles du globe, et habileté technique lors de mises en situation de service en salle.

À Tokyo, en 2013, Paolo Basso a fait preuve d'un sang-froid exemplaire. Devant un jury d'experts, il a su naviguer avec aisance entre des épreuves complexes, comme la rectification de cartes des vins, l'accord mets et vins, et la décantation. Son sacre a été salué comme une victoire de l'expérience et du professionnalisme, venant récompenser une approche du métier alliant humilité et une immense culture œnologique.


L'après-concours et l'héritage d'un titre


Depuis sa consécration, Paolo Basso continue d'influencer le monde du vin. Il a su transformer cette notoriété internationale en un engagement concret, notamment en développant ses propres activités de production viticole dans le canton du Tessin, en Suisse. Son titre lui a permis d'asseoir sa légitimité en tant qu'ambassadeur du vin, intervenant régulièrement pour partager son expertise avec les professionnels et le public.

L'histoire de Paolo Basso demeure un modèle pour les jeunes sommeliers. Elle souligne que, au-delà de la connaissance théorique, la sommellerie est un métier de contact et de partage, où l'élégance du geste et la précision du conseil priment. Sa carrière témoigne de l'évolution de la profession, devenue une discipline exigeante qui nécessite aujourd'hui autant de qualités de gestionnaire et de communicant que de fin dégustateur.



L’interview accordée par Paolo Basso avant son sacre au magazine « Terre de vins » et son avis sur la dégustation.

lundi 8 avril 2013

Un jour, une TV sur le vin en France ?


Plus d’une vingtaine de parlementaires de droite ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour la création d’une chaîne télévisée consacrée au vin en France…

© Julien Frizot.
Une trentaine de députés UMP, placés sous la houlette de Jean-Paul Garraud (Gironde), Dino Cinieri (Loire), ont déposé, le mercredi 28 mars, une proposition de loi visant à permettre la création d’une télévision consacrée à la viticulture, à la vigne et au vin. Il s’agit d’un projet pour l’heure freiné par le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel).
Les députés lui reprochent de prendre un peu trop au pied de la lettre la loi Evin, qui interdit à la télévision et au cinéma depuis le 10 janvier 1991 toute publicité sur l’alcool. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel apparenterait ainsi une telle chaîne de télévision à de la publicité incitant à la consommation.

Les députés mettent, quant à eux, en avant plusieurs arguments pour demander cette possibilité de création :
- une chaîne de télévision sur le vin en France serait non pas une incitation à l’achat et à la consommation mais une façon de faire de la pédagogie (« la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ») ;
- elle serait aussi une richesse destinée à promouvoir le vin, qui tient une très bonne place dans la culture française, à l’étranger ;
- l’absence de cette chaîne laisse, selon les députés, les mains libres à d’autres initiatives dans le cadre de la directive européenne Télévision Sans Frontières. Ils ajoutent « qu'une chaîne étrangère peut même aujourd’hui diffuser de la publicité sur les alcools en France ! »
- une chaîne peut aisément être créer grâce aux évolutions technologiques. Une chaîne à péage uniquement, et disponibles sur les réseaux câblés, satellitaires et ADSL ».

Aujourd’hui, la chaîne Edonys diffuse ses émissions depuis le Luxembourg, à défaut d’avoir trouvé en France un terrain législatif favorable à ses programmes.

Le site de la chaine TV Edonys, pour jeter un coup d'oeil.

dimanche 24 mars 2013

Qu’est-ce qu’un second vin ?


Un « second vin » est communément associé aux vins du Bordelais mais que se cache derrière cette dénomination ?

Le terme de second vin est généralement associé aux vins de Bordeaux dans deux cas. Soit pour désigner des vins issus de cuvées trop jeunes ou qui n’ont pas été sélectionnées pour l’élaboration des grands vins, issus, quant à eux, des meilleures vignes des domaines, c’est-à-dire des vignes les plus anciennes…
Aussi, depuis plusieurs décennies, des vins portant des noms à peu de choses similaires à ceux les plus prestigieux du vignoble Bordelais sont apparus chez les revendeurs.  Il s’agit de vins produits par des jeunes vignes récemment plantées, les châteaux ayant obligation d'arracher une certaine quantité de vignes anciennes pour les remplacer par des vignes plus jeunes. Le jeune vin ainsi produit profite du savoir-faire du Château et de ses fûts de chêne, mais aussi de toute la logistique du domaine.
Au final, ce procédé arrange tout le monde. Le consommateur dans un premier temps, car, tout en provenant des bonnes parcelles des grands châteaux, le second vin est souvent financièrement plus accessible que les grands vins. Et le producteur, puisqu’un deuxième vin lui permet d'utiliser une sélection plus noble pour son grand vin, tout en mettant à profit son nom et son circuit de distribution dans la vente du deuxième vin.

Exemple de seconds vins :

Des premiers crus
Grand vin
Deuxième vin
Château Margaux
Pavillon Rouge
Château Latour
Les Forts de Latour
Château Lafite Rotschild
Carruades de Lafite
Des deuxièmes crus
Château Montrose
La Dame de Montose
Château Rauzan-Ségla
Ségla
Des troisièmes crus
Château Giscours
La Sirène de Giscours
Château Ferrière
Les Remparts de Ferrière
Des quatrièmes crus
Château La Tour Carnet
Les Douves de Carnet
Château Pouget
Antoine Pouget
Des cinquièmes crus
Château Haut-Bages
La Chapelle de Bages
Château Belgrave
Diane de Belgrave
… etc.

lundi 11 mars 2013

Les dernières tailles d’hiver


C’est théoriquement au mois de février que s’achève la taille d’hiver, sauf dans les zones viticoles les plus au Nord, où elles peuvent se prolonger en mars…

© Julien Frizot.
Rendez-vous était pris ce samedi matin 9 mars pour quelques prises de vue sur cet arpent de vigne planté par une poignée de passionnés de vin. Un rendez-vous un peu tardif ? Pas du tout, et pour cause : le terrain se trouve au nord de Gouvieux, commune située à… 49° 11’ 18’’ de latitude Nord et 2° 25’ 11’’ de longitude Est !
Une association y fait pousser de belle façon plus de 2000 pieds de chardonnay et quelque 500 de pinot noir. Aussi, après mes prises photographiques, le soleil nous ayant fait la gentillesse non seulement de briller mais aussi de nous réchauffer un peu…
Au programme de cette journée, taille en guyot simple ou double, voire, quelques ceps taillés en cordon de Royat… A suivre pour la prochaine étape !

vendredi 8 mars 2013

Entre foires et salons ? Je suis résolument salons


Avec l’arrivée du printemps, foires aux vins et salons vont se multiplier. Mon choix est fait, je suis plutôt salon et je vous explique brièvement pourquoi…

Auchan, Intermarché, Carrefour ou encore Super U… La plupart des grandes surfaces vont, d’ici la fin du mois de mars et début avril, proposer leur foire aux vins à une clientèle toujours plus encline à s’y intéresser… Les vignerons indépendants auront eux aussi laissé filer l’hiver et organiseront leurs salons, édition printanière :
- Du 15 au 17 mars à Lyon ;
- Du 22 au 25 mars à Paris ;
- Du 5 au 7 avril à Bordeaux…
S’il est fort probable que je jette un coup d’œil aux éventuels catalogues des foires aux vins qui tomberaient dans ma boîte aux lettres, je serais à l’espace Champerret en proche banlieue parisienne, fin mars, pour quelques emplettes…
A cela une bonne raison : le salon des Vignerons indépendant reste l’incontournable moyen de rencontrer et de goûter des vins de tous les coins de l’Hexagone, pratique qui vous sera impossible dans une grande surface…
« Moment de convivialité », c’est le sens que je donne à ce moment d’échanges, d’idées et de saveurs, et vous ?

Pour en savoir plus sur le Salon des Vignerons Indépendants

mardi 5 mars 2013

L’alcool tue ! Oui, mais…


Une étude paraissant dans l'European Journal of Public Health, montre la corellation entre consommation d’alcool et mortalité. Mais à y regarder de plus près, les "chercheurs" prennent quelques raccourcis…

- 49 000 décès seraient imputables à l’alcool en France en 2009 ;
- sur ce nombre, 36 500 sont des décès d’hommes, et cela représente 13 % de la mortalité totale masculine
- 12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale.
L'alcool est aussi responsable de mortalité prématurée :
- il est responsable de 22 % des décès entre 15 et 34 ans ;
- de 8 % des décès entre 35 et 64 ans ;
- et de 7 % des décès à partir de 65 ans.
D’après cette étude, les Français consommeraient :
- 27 grammes d'alcool pur par adulte et par jour ;
- soit 2,7 verres d'une boisson alcoolisée servie dans un café ;
Voilà les chiffres mis en avant par l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill qui travaillent au service de biostatistique et d'épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, basée à Villejuif.
L’alcool est définitivement dangereux pour la santé
C’est un fait indéniable et qu’il n’est pas question de remettre en cause : l’alcool tue ! Et même au-delà de ses consommateurs directes si on prend aussi en compte les morts occasionnées par des accidents routiers…
Une question subsiste tout de même : l'étude dit tenir compte des effets protecteurs de l'alcool – en quantité limitée – pour certains risques, vasculaires en particulier. On parle ici des études menées notamment par Michel de Lorgeril, ce chercheur au CNRS inventeur du French paradox (*) dont les conclusions ont depuis fait l’objet de nombreux travaux de par le monde confirmant cette théorie. Depuis, ont été mis en évidence des principes actifs de type polyphénols comme le resvératrol et autres anthocyanes… des antioxydants bénéfiques contenus dans le vin rouge – tout comme dans le thé et le cacao, d’ailleurs – étudiés dans les traitements des accidents vasculaires cérébraux et des maladies neurodégénératives.
Oui, mais voilà, personne aujourd’hui n’est capable de quantifier ces bienfaits. L’équipe de l’Institut Gustave Roussy affirme pourtant avoir considérer ces paramètres dans son étude ?!?

(*) cette expression renvoie à la situation du Sud-Ouest. Une consommation élevée de graisses animales y est associée à un taux relativement bas de maladies cardio-vasculaires.