Carlo Petrini, le
fondateur de l’association Slow Food, juge, amer, les tendances consuméristes du
moment qui touche l’alimentation en général et le vin en particulier.
Au cours des cinquante dernières années, (…), la nourriture et le vin dans
une moindre mesure ont perdu de leur valeur. Slow Food lutte contre la transformation du vin en marchandise.
Voyant une bouteille dans une vitrine ou bien au restaurant, l’homme a tendance
à ne plus demander de quel produit il s’agit, mais se contente de demander son
prix. Réduire un vin à son prix de vente, c’est perdre la valeur de ce produit.
À l’inverse, dire qu’un vin est bon, c’est le résultat de la connaissance d’une
terre, des personnes qui le font, de souvenirs qui se fondent dans un rapport
complexe de sensations, de terroirs, de visages connus et aussi de goût…
Extrait d'une interview accordée à La Revue des vins de France

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