Quelqu’un
vient de vous servir un verre de vin. Le premier réflexe reste souvent de
remuer le vin, voire, de le faire tourner… Erreur ! Pourquoi ?
Agiter
le verre que l’on vient de vous servir avant même d’avoir porter dessus le nez
est une erreur fréquente. Si vous avez de l’intérêt pour le vin contenu dans ce
verre, prenez d’abord le temps de regarder sa robe qui vous raconte déjà
beaucoup de choses (dans un autre article).
![]() |
| Le premier nez, un rendez-vous important avec le vin. © DR. |
Tel
quel, juste après voir été versé, le vin vous présente ce que l’on appelle son
premier nez. Avant toute aération, celui-ci permet d'avoir une idée de son état
d’évolution. En ouvrant la bouteille, tous les éléments qui composent le vin
ont été « libérés » (eau, bien sûr, mais aussi alcool, sucres
résiduels, anthocyanes et tanins pour les vins rouges…) de leur prison de
verre.
Tous
n’ont pas forcément eu le temps de s’imbriquer les uns dans les autres, de
trouver leur équilibre.
Aussi,
ce premier nez, va vous permettre d’approcher une première qualité du vin
servit. Est-elle subtile, intense, plaisante, douteuse, agréable ?
Ce
premier contact, fugace, n’est bien sûr pas définitif, mais déjà riche en
informations, notamment sur les premiers arômes du vin – ce qui signifie que le
vin est ouvert s’ils sont décelables, ou fermé dans le cas contraire – sa
puissance, un éventuel goût de bouchon…
Ce
premier contact peut vous permettre de commencer à définir les familles
d’arômes… Bref, de vous donnez une tendance générale.
Vous
l’avez compris, remuer immédiatement son verre ne vous permettra pas de
profiter de ces informations qui seront « perdues », le 1er nez étant
souvent différent du nez après aération, le 2e nez.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire