Une
étude dirigée par l’association Générations Futures vient d’être rendue
publique. Elle met l’accent sur l’exposition aux pesticides des salariés
viticoles mais aussi des riverains…
L’étude
publiée ne se veut pas scientifique puisque – comme le précisent ses auteurs –
elle ne prend qu’un échantillon limité de personnes, salariés viticoles et
riverains. Mais elle met néanmoins le doigt sur un problème de santé publique
qui risque de faire parler de lui de façon exponentielle : l’exposition de
populations et de l’environnement à des produits phytosanitaires dont elle
révèle la présence dans les cheveux, notamment.
L’échantillon
de « cobaye » ? 15 salariés viticoles dont 6 disent ne pas avoir
été exposés directement à des pulvérisations de produits, et 10 non-salariés
viticoles (5 riverains des vignes, et 5 personnes vivant loin des vignes).
Ses
conclusions ?
Les
cheveux des salariés agricoles renferment 11 fois plus résidus de pesticides en
moyenne que les riverains habitant loin des vignes (6,6 pesticides en moyenne
contre 0,6).
Elle
met aussi en évidence qu’il y a également 5 fois plus de résidus de pesticides
en moyenne chez les riverains de la vigne que chez ceux résidant plus loin.
L’association
met en garde les autorités sur la dangerosité de certaines molécules, même si
celles-ci sont toutes autorisées.
Précisions
données dans l’étude :
•
Au moins 45% d’entre elles sont classées cancérigènes possibles en Europe et
aux USA ;
•
Plus de 36% de ces molécules sont suspectées d'être des perturbateurs
endocriniens…
Retenons
enfin que la France est le plus gros consommateur de produits phytosanitaires
d’Europe !
Source : l’AFP (Agence France Presse).
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