Si
la région est réputée pour le cognac, le pays charentais fait montre depuis une
trentaine d’années d’une belle dynamique viticole. Rencontre de ce jury 2013 du
Concours général agricole ? l’IGP pays charentais en blanc.
Cognac,
pineau des Charentes… Les productions alcoolisées issues de raisin sont connues
et fameuses. Beaucoup plus confidentielle reste la production de vins rouges,
rosés et blancs.

Ce renouveau – puisqu’il s’agit là de remettre au goût du jour une production tombée en désuétude – remonte à la fin des années 1980, lorsque, dans un contexte économique difficile de baisses des ventes et exportations notamment du cognac, les viticulteurs réagissent en décidant de se diversifier.
On
arrache alors nombre de pieds de vigne, aidé en cela par l’Etat, ceux d’ugni
blanc, le cépage roi réservé au cognac.
On lui substitue sauvignon,
surtout, chardonnay, ensuite, sémillon, chenin ou encore colombard pour les
blancs, merlot, cabernet sauvignon et cabernet franc pour les rouges, ainsi
qu’un peu de gamay et pinot noir.
Si les premières cuvées sortent
de leur chais au début des années 1980, le vignoble a depuis fait un sacré bout
de chemin : il s’étend sur 4 500 ha pour une production d’un peu moins de
90 000 hl (chiffres 2010).
- vins rouges pour 37
% ;
- vins blancs pour 33
% ;
- vins rosés pour les 30 %
restants.
Une
petite introduction pour mieux parler d’une belle rencontre, celle de vins
blancs 2012 au Concours général, des vins à la robe jaune clair, aux éclats
dorés. Au nez, ils sont vifs, très fruités aux arômes d’agrumes, de pêche voire
de fruits exotiques comme… la mangue ! Une promesse tenue en bouche. Ils
m’ont surpris par leur belle fraîcheur qui explose littéralement et à la finale
parfois persistante.
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