Une
étude paraissant dans l'European Journal of Public Health, montre la
corellation entre consommation d’alcool et mortalité. Mais à y regarder de plus près, les "chercheurs" prennent quelques raccourcis…
-
49 000 décès seraient imputables à l’alcool en France en 2009 ;
-
sur ce nombre, 36 500 sont des décès d’hommes, et cela représente 13 % de la
mortalité totale masculine
-
12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale.
L'alcool
est aussi responsable de mortalité prématurée :
-
il est responsable de 22 % des décès entre 15 et 34 ans ;
-
de 8 % des décès entre 35 et 64 ans ;
-
et de 7 % des décès à partir de 65 ans.
D’après
cette étude, les Français consommeraient :
-
27 grammes d'alcool pur par adulte et par jour ;
-
soit 2,7 verres d'une boisson alcoolisée servie dans un café ;
Voilà
les chiffres mis en avant par l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane
Dunant et Catherine Hill qui travaillent au service de biostatistique et
d'épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, basée à Villejuif.
L’alcool
est définitivement dangereux pour la santé
C’est
un fait indéniable et qu’il n’est pas question de remettre en cause :
l’alcool tue ! Et même au-delà de ses consommateurs directes si on prend aussi en
compte les morts occasionnées par des accidents routiers…
Une question subsiste tout de même : l'étude dit tenir compte des effets
protecteurs de l'alcool – en quantité limitée – pour certains risques,
vasculaires en particulier. On parle ici des études menées notamment par Michel de Lorgeril, ce chercheur au CNRS inventeur du French paradox (*) dont les conclusions ont depuis fait l’objet de
nombreux travaux de par le monde confirmant cette théorie. Depuis, ont été mis
en évidence des principes actifs de type polyphénols comme le resvératrol et
autres anthocyanes… des antioxydants bénéfiques contenus dans le vin rouge –
tout comme dans le thé et le cacao, d’ailleurs – étudiés dans les traitements des accidents
vasculaires cérébraux et des maladies neurodégénératives.
Oui,
mais voilà, personne aujourd’hui n’est capable de quantifier ces bienfaits.
L’équipe de l’Institut Gustave Roussy affirme pourtant avoir considérer ces
paramètres dans son étude ?!?
(*)
cette expression renvoie à la situation du Sud-Ouest. Une consommation élevée
de graisses animales y est associée à un taux relativement bas de maladies
cardio-vasculaires.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire