mardi 5 mars 2013

L’alcool tue ! Oui, mais…


Une étude paraissant dans l'European Journal of Public Health, montre la corellation entre consommation d’alcool et mortalité. Mais à y regarder de plus près, les "chercheurs" prennent quelques raccourcis…

- 49 000 décès seraient imputables à l’alcool en France en 2009 ;
- sur ce nombre, 36 500 sont des décès d’hommes, et cela représente 13 % de la mortalité totale masculine
- 12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale.
L'alcool est aussi responsable de mortalité prématurée :
- il est responsable de 22 % des décès entre 15 et 34 ans ;
- de 8 % des décès entre 35 et 64 ans ;
- et de 7 % des décès à partir de 65 ans.
D’après cette étude, les Français consommeraient :
- 27 grammes d'alcool pur par adulte et par jour ;
- soit 2,7 verres d'une boisson alcoolisée servie dans un café ;
Voilà les chiffres mis en avant par l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill qui travaillent au service de biostatistique et d'épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, basée à Villejuif.
L’alcool est définitivement dangereux pour la santé
C’est un fait indéniable et qu’il n’est pas question de remettre en cause : l’alcool tue ! Et même au-delà de ses consommateurs directes si on prend aussi en compte les morts occasionnées par des accidents routiers…
Une question subsiste tout de même : l'étude dit tenir compte des effets protecteurs de l'alcool – en quantité limitée – pour certains risques, vasculaires en particulier. On parle ici des études menées notamment par Michel de Lorgeril, ce chercheur au CNRS inventeur du French paradox (*) dont les conclusions ont depuis fait l’objet de nombreux travaux de par le monde confirmant cette théorie. Depuis, ont été mis en évidence des principes actifs de type polyphénols comme le resvératrol et autres anthocyanes… des antioxydants bénéfiques contenus dans le vin rouge – tout comme dans le thé et le cacao, d’ailleurs – étudiés dans les traitements des accidents vasculaires cérébraux et des maladies neurodégénératives.
Oui, mais voilà, personne aujourd’hui n’est capable de quantifier ces bienfaits. L’équipe de l’Institut Gustave Roussy affirme pourtant avoir considérer ces paramètres dans son étude ?!?

(*) cette expression renvoie à la situation du Sud-Ouest. Une consommation élevée de graisses animales y est associée à un taux relativement bas de maladies cardio-vasculaires.

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