vendredi 12 avril 2013

Le meilleur sommelier du monde 2013 est Suisse




Paolo Basso, le champion. (© DR.) 














Le titre de Meilleur Sommelier du Monde constitue la consécration ultime pour tout professionnel des arts de la table. Le 29 mars dernier, à Tokyo, le sommelier italo-suisse Paolo Basso a atteint ce sommet après une carrière exemplaire, marquée par une persévérance remarquable. Son parcours illustre l'exigence technique et la rigueur nécessaires pour dominer une compétition internationale de cette envergure.


Le parcours d'un expert passionné


Né en Italie en 1966, Paolo Basso s'est orienté vers l'hôtellerie-restauration par curiosité, avant de se spécialiser dans le vin. Son ascension a été méthodique et constante. Après avoir été sacré Meilleur Sommelier de Suisse en 1997, il a rapidement gravi les échelons sur la scène européenne, décrochant le titre de Meilleur Sommelier d'Europe en 2010. Fort de ces expériences, il s'est imposé comme une figure incontournable du milieu, collaborant avec des établissements hôteliers de prestige, enseignant à l'École Hôtelière de Lausanne et agissant comme consultant pour de grandes marques.

Cependant, son chemin vers le titre mondial ne fut pas un long fleuve tranquille. Avant sa victoire en 2013, Paolo Basso avait déjà frôlé le Graal à plusieurs reprises, terminant trois fois deuxième du concours mondial, notamment derrière des sommités comme Olivier Poussier et Gérard Basset. Cette ténacité, alliée à une expérience de terrain solide, a fait de lui l'un des candidats les plus préparés et les plus respectés de sa génération.


L'exigence du concours mondial


Le Concours du Meilleur Sommelier du Monde, organisé par l'Association de la Sommellerie Internationale (ASI), est un véritable marathon intellectuel et sensoriel. Il se déroule sur plusieurs jours et confronte les meilleurs représentants nationaux à des épreuves de haut niveau. Les candidats doivent démontrer une maîtrise totale dans des domaines variés : dégustation à l'aveugle avec identification précise des vins, connaissances théoriques exhaustives sur les vignobles du globe, et habileté technique lors de mises en situation de service en salle.

À Tokyo, en 2013, Paolo Basso a fait preuve d'un sang-froid exemplaire. Devant un jury d'experts, il a su naviguer avec aisance entre des épreuves complexes, comme la rectification de cartes des vins, l'accord mets et vins, et la décantation. Son sacre a été salué comme une victoire de l'expérience et du professionnalisme, venant récompenser une approche du métier alliant humilité et une immense culture œnologique.


L'après-concours et l'héritage d'un titre


Depuis sa consécration, Paolo Basso continue d'influencer le monde du vin. Il a su transformer cette notoriété internationale en un engagement concret, notamment en développant ses propres activités de production viticole dans le canton du Tessin, en Suisse. Son titre lui a permis d'asseoir sa légitimité en tant qu'ambassadeur du vin, intervenant régulièrement pour partager son expertise avec les professionnels et le public.

L'histoire de Paolo Basso demeure un modèle pour les jeunes sommeliers. Elle souligne que, au-delà de la connaissance théorique, la sommellerie est un métier de contact et de partage, où l'élégance du geste et la précision du conseil priment. Sa carrière témoigne de l'évolution de la profession, devenue une discipline exigeante qui nécessite aujourd'hui autant de qualités de gestionnaire et de communicant que de fin dégustateur.



L’interview accordée par Paolo Basso avant son sacre au magazine « Terre de vins » et son avis sur la dégustation.

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