lundi 19 février 2018

Dégustations - 3/4 : les expressions à connaître

L'art de déguster et de savoir en parler (©DR).



La dégustation de vin est un art qui possède son propre vocabulaire, permettant de mettre des mots précis sur des sensations complexes. Maîtriser ces expressions est essentiel non seulement pour mieux comprendre ce que vous buvez, mais aussi pour partager votre expérience avec d'autres amateurs. Voici une exploration des termes fondamentaux à connaître pour enrichir votre pratique de la dégustation.


L'examen visuel et la robe du vin : la robe


L'analyse visuelle constitue la première étape de la dégustation et se concentre sur l'examen de la robe du vin. On parle ici de l'intensité et de la teinte, qui peuvent varier selon le cépage et l'âge du breuvage. Le terme de larmes ou de jambes est également incontournable ; ces traces qui coulent le long des parois du verre après l'avoir fait tourner renseignent sur la viscosité du vin, souvent liée à sa teneur en alcool ou en glycérol, sans toutefois présager de sa qualité intrinsèque.


Le nez et la palette aromatique : le nez


L'examen olfactif se divise ensuite entre le premier et le second nez. Le premier nez désigne les arômes perçus directement à l'approche du verre, tandis que le second nez intervient après avoir fait oxygéner le vin pour libérer sa palette complète. À ce stade, on cherche à identifier la famille des arômes, qu'ils soient primaires issus du raisin, secondaires nés de la fermentation, ou tertiaires développés lors du vieillissement. Des termes comme nez complexe, fermé, ou encore flatteur permettent de qualifier l'expression aromatique globale.


La structure et l'équilibre en bouche : la bouche


La mise en bouche est le moment crucial où le vin révèle sa structure, sa matière et son équilibre. On utilise le terme d'attaque pour décrire la sensation immédiate lors de la première gorgée, suivie du milieu de bouche qui confirme les impressions initiales. L'équilibre est ici le maître-mot, visant à juger l'harmonie entre les tanins, l'acidité et l'alcool. Un vin est dit fondu lorsque ces éléments sont parfaitement intégrés, ne laissant aucune composante dominer les autres de manière agressive.


Le rôle des tanins et de l'acidité : tannique ou pas


La notion de tanins est centrale pour les vins rouges et définit la sensation de structure ou de fermeté. On recherche des tanins soyeux, veloutés ou enrobés, qui apportent de la finesse, contrairement à des tanins asséchants ou rustiques qui peuvent indiquer un vin trop jeune ou une extraction excessive. Parallèlement, l'acidité, souvent décrite comme la vivacité ou la fraîcheur du vin, est indispensable pour assurer la structure et le potentiel de garde, surtout pour les vins blancs.


La finale et la persistance aromatique : la finale


Enfin, la finale et la persistance aromatique permettent de conclure la dégustation. La persistance se mesure en caudalies, une unité de mesure correspondant à une seconde de sensation aromatique après la déglutition. Une finale longue est généralement le signe d'un grand vin de qualité. Qualifier la persistance, qu'elle soit courte, moyenne ou persistante, aide à déterminer la profondeur et l'empreinte que le vin laisse en bouche, signant ainsi sa personnalité unique.